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Tome premier.
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349
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DEUXIÈME ÉPOQUE. 349

11 nous reste de lui un petit écrit sur la pierre philosophale (l).Conformément aux traditions alchimiques, il compare la générationdes plantes à celle des minéraux. Il appelle solution des philosophes(solutio philosophorum ), l’amalgame résultant de l'union de l’orou de l’argent avec le mercure ; il dit qu’on peut s’en procurer degrands avantages. « Pour cela, il faut, dit-il, d’abord chauffer légè-rement la solution des philosophes, puis la renfermer dans un vasebien fermé et cacheté, et enfin l’exposer, pendant quarante jours, àune chaleur modérée, jusqu’à ce qu'il se forme, à la surface, unematière noire, qui est la tête du corbeau des philosophes et le mer-cure des sages (2). »

Alain de Lille occupe une place distinguée parmi les philosophesdu moyen âge.

§ 20 .

IlILDEGARDE.

llildegarde, abbesse du couvent de Uupertsberg, près de Bingen ,cultiva, vers la lin du xn e siècle, la médecine, et surtout la prépara-tion des médicaments, dans laquelle elle s’acquit une grande répu-tation. Elle a laissé un ouvrage sur la composition des remèdes, oùse trouve une multitude de formules superstitieuses daus le goûtde l’époque (3).

S 30.

Exploitation des mines.

Les Français , les Allemands, les Italiens, n’avaient pas encoreacquis de grandes connaissances en métallurgie ; ils étaient bienmoins habiles à exploiter les mines que les Grecs et les Romains.Ce qui le prouve, c’est qu’ils étaient obligés de renoncer aux tra-vaux commencés par les anciens dans les mines des Pyrénées et de

(1) Dicta Alani philosophi de lapide pliilosophico e germanico idiomate latinereddita per Justuni Balbian Alostanum. ’l'lieatr. chim., t. m, p. 735-759.

(2) Ce mercure des sages n’etait évidemment autre chose qu’un mélanged’oxyde et de mercure tres-divisé.

(3) De compositis; Argentorat., 1533, in-fol. —Voy. Cmelin, Geschichte derCltemie, t. i, p. 24. — Sprengel, Hist. delà médecine, t. il.