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Tome premier.
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HISTOIRE DE LA CniMIE.

Alsace sont très-anciennes. On lit, dans le cartulaire de Folquin,que saint Berlin lit, vers GGO, construire une église en briques dedifférentes couleurs, et entremêlées de lamelles d’or. Cette église,dit Folquin , existait encore en 9G3.

Il est rapporté dans l'histoire des évêques de Toul que, vers l’an975, Gérard XXXIV concéda plusieurs biens à l'église de Saint-Diez , et qu’il se réserva le droit de dixième sur les mines d’ar-gent ( décimas mince argenti V Les évêques de Toul s’étaient faitconcéder, par les empereurs, le droit de frapper des monnaies, etde percevoir les régales des mines de leur diocèse.

Les mines des Pyrénées doivent être considérées à deux époquesdifférentes : sous les Uomains et sous les Maures. Les premiersconstruisaient les tours de leurs forts en ligne circulaire, afin d’a-mortir l'effet des machines de guerre sur les angles. Aussi les puitsde leurs mines, soit par habitude ou par principe , sont toujoursronds. I.es Maures, au contraire, et les Francs , construisaient lestours carrées, ainsi que les excavations de leurs mines. L’usage destours carrées s’est conservé en France jusqu'à la fin du xv' siècle.A partir de cette époque, on a repris la forme des tours rondes dansles édifices (l).

On trouve encore des vestiges des travaux des Komains dans labasse Navarre, à Uzès, dans le Rouergue , etc.

Bertrand Hélie, dans son Histoire des comtes de Foix , parle d’in-nombrables mines (innumene fodinœ ) de plomb et d’argent quise trouvent dans ce comté.

Philippe le Bel confirma, en 1293, au comte de Foix la coutumede faire travailler à son profit aux mines dans son comté, et euparticulier à une mine d’alun.

S 32.

Mines d'Allemagne .

Les chroniques parlent de quelques mines qui étaient exploitéesen Allemagne antérieurement aux croisades, ou à l'époque mêmede la première et de la deuxième croisade.

Ainsi, l’empereur Frédéric I er concéda, en 1158, à l’archevêque

(1) Anciens minéralogistes de France , par Gobet, vol. i, p. 122.