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Tome premier.
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355
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DEUXIÈME EPOQUE.

3SÎ

Ç 34.

Peinture sur verre.

L’emploi du verre coloré appliqué aux fenêtres des églises donnanaissance à la peinture sur verre. On commença d'abord par formeravec des fragments de verre coloré des compartiments de toutessortes de couleurs, avant de représenter sur le verre même dessujets tirés de l'histoire sainte. Cet assemblage de morceaux de verrecoloré, transparents, agréables à la xne par la distribution et lavariété des couleurs, avait beaucoup de rapport avec le travail deces omriers connus chez les Latins sous le nom de quadratarii(i).

Fortunat et Paul le solitaire décrivent, en style poétique, l'ad-mirable effet que le soleil levant produisait à travers les vitres del’église de Sainte-Sophie à Constantinople .

Le passage le plus explicite sur l'emploi des vitres colorées pour leses est celui d'Anastase le bibliothécaire , qui dit que lepape Léon lit lit (en 7th>) mettre des vitres de couleur aux fenê-tres de l'église de Latran ( fenestms de absida ex vitro diversiscoloribus conclusif) (2).

La connaissance de l'art de brûler dans la substance des vitresdes dessins de différentes couleurs , parait remonter au xi e siècle.C’est dans ce temps que l'un construisit, par l'ordre du roi Hubert,un grand nombre d’églises dans plusieurs provinces de France .

Suger, favori et ministre de Louis le Gros , et régent du royaumesous Louis VU, nous apprend lui-même qu'il lit venir à grandsfrais les artistes les plus habiles de l'étranger, pour faire peindre lesvitres de l'abbaye de Saint-Denis , depuis la chapelle de la sainteVierge jusqu'au-dessus de la principale porte d'entrée de l'église ;que les ouvriers pulvérisèrent des saphirs en grande abondance, etles brûlèrent dans le verre, pour lui donner la couleur d’azur. Ilajoute (pie lorsqu’il faisait faire ces vitres, la dévotion était sigrande, qu’il se trouvait assez d'argent dans les troncs de l’églisepour payer les omriers au bout de chaque semaine (3).

(1) L’Art de la peinture sur verre, etc., parle Vieil, (774, in-fol. ; Paris .

(2) Anastas. Bibl. in Vita Leon. III, sut) anno 795. Fleury, Hist . eccles., t. i,p. 158, in-8°.

(3) Antiquités et Recherches de l’abbaye de Saint-Denis, par Doublet ; Paris ,1025, p. 243, 240 et suiv.

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