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Tome premier.
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DEUXIÈME ÉPOQUE.

étant devenu chef de l'Église peu de temps après (eu 12(35 •„ réitérasa demande ( 1V Ce fut alors que le frère Roger lui ërivoca son Opusmajus, ainsi que divers autres traités, par Jean, son disciple. Illui envoya aussi quelques instruments de mathématiques qu'il avaitconstruits lui-mème.

Cette infraction au règlement des supérieurs de son ordre devaitbientôt lui devenir fatale. Pendant la vie de Clément IV , qui, loinde désapprouver, cherchait plutôt ii encourager les travaux deR. Baedn, les cordeliers. envieux et ignorants, n’osaient pas at-tenter publiquement à la liberté de leur confrère : ils se bornèrentà le tracasser de mille manières, à le déranger de ses études, et àlui rendre la vie insupportable.

Dix ans après, sous le pontificat de Mirolas III, Jérôme d’Lsculo,général des franciscains, vint à Paris en qualité de légat du saint-siège. I.es cordeliers profitèrent aussitôt de cette occasion pour dé-noncer R. Bacon comme magicien, astrologue, et comme ayant faitun pacte secret avec le diable.

I n des principaux articles qui motivèrent son accusation et sacondamnation avait été fondé sur un passage de Y Opus tertium adf'.lemrntem , et queClément IV avait cependant trouvé fort innocent.Il > est dit qu’en consultant chaque jour les tables astronomiques, parrapport à l'état actuel des choses, on n’aurait qu’à chercher dansles temps passés le même arrangement des corps célestes, pourpouv oir prédire les événements de l'avenir. Il ajoute qu'il avait sou-v eut travaillé à dresser ces tables ; mais que l’ignorance de ceuxauxquels il avait affaire ne lui avait pas permis de les achever{ non potui vonsummare propter slulüliam eorum cum quiüushabui jacere ) i2).

A l'accusation de magie, il répliqua par sa lettre De millitatematjtœ. Quant aux expériences physiques, que l'esprit de l'époqueregardait comme l’œuvre du diable, il répondit.; « Parce que ceschoses sont au-dessus de votre intelligence, vous les appelez œu-vres du démon. Les théologiens et les canonistes, dans leur igno-

(1) Clément IV était natif de Saint-Gilles, sur le Rhône . Il passait, avant sonavènement à la papauté , pour le plus célèbre jurisconsulte de son temps. Savantdu premier ordre, modeste jusqu’à l’humilité, charitable et tolérant, ce pontilese fil aimer et admirer de ses contemporains.

(•2) Opus tert., cui Clément. Ms. cot. Tib. c. à, fol. 6. Voy. Dictionnaire histo-rique de Chauffepié, t. \.

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