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histoire de i,\ chimie.
Il étudia Faction des lentilles et des verres convexes; il inventales lunettes à l’usage des presbytes (l).
Il donna le premier la théorie et la pratique des télescopes. « Nouspouvons, dit-il, tailler des \erres et les arranger de telle maniérépar rapport notre mil et aux objets, que la réfraction et la ré-flexion des ray ons se feront dans le sens que l'on voudra. Il devientainsi possible de lire, à une distance incroyable, les lettres lesplus petites, de compter les grains de sable et de poussière, àcause de la grandeur de l'angle sous lequel nous apercevons cesobjets (2). »
l'.n parlant des tables astronomiques qu’il avait le projet dedresser, Roger Bacon dit : « Mais ce qui est surtout nécessaire , ee.serait d'avoir des gens qui entendissent bien l’optique, et qui fussenta même de construire les instruments que cette science demande.parce que les instruments de l'astronomie n'agissent que par la vue.selon les lois de l’optique (3). »
Dans un autre endroit, il se plaint de ce que la vérité pèse à unesprit ignorant (4).
Le fut surtout par ses idées astronomiques et astrologiques queR. Bacon s'attira l'accusation de magie et la haine fanatique de sescontemporains. L’ignorance et l’envie doses confrères lui suscitaienttoutes sortes d’embarras. Les supérieurs de l'ordre auquel il appar-tenait avaient fait un règlement par lequel il lui était expressémentdéfendu de communiquer ses écrits à qui que ce lïit, sous peine deperdre le livre et d'être lui-mème mis en prison. L’est pourquoi iln’osa d'abord répondre à la lettre que lui écrivit Clément IV avantd être pape, et dans laquelle il demanda au frère Roger un exposédétaillé de ses inventions. Mais l’ancien secrétaire de saint Louis,
(1) Opus maj., p. 3, 52. Si vero liomo aspiciat literaset alias res minutas permedium crvstalli vel vitri vel alterius perspirui suppositi litcris, et sit portiominor sphanae cujus convexitas sit vcrsusoculum, et oculus sit in aère, longe mc-lius videbit tileras, et appartient ei majores. —Et ideo hoc instriimeiitum estutile SenibuS et habentibus orulns débités.
(2) Pi os possunms ligurare perspieua et taliter ea ordinare respeetu nostHvisus et rernm, quod frangantur radii et llectantur quocunqne voluerimus;— et sic ex incredibili distantia legeremus literas minutissimas et pulvereset arenasnumeraremus, propter magniltidinem anguli sub <|uo videremus. Opusmaj., p. 357.
(3) opus te>hum, ad Cleiuenlem papam.
;4) Animas ignorans veritatem sustinere nonjiotest.