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C’est ce moyen que les alolnmistes appellent indifféremment élixir,pierre philosophale, etc. *>
L’alchimie, ainsi envisagée, trouve même encore aujourd’huibeaucoup de partisans.
La plupart des traités chimiques de Roger liacon se trouvent réu-nis en un seul volume, imprimé en 1620. Nous allons les analysersuccessivement.
Brève breviarium de dono Dei (l).
« Le soufre, le mercure et l’arsenic sont les principaux esprits quientrent dans la composition des métaux. Le soufre est le principeactif, et le mercure le principe passif; l’arsenic est l’intermédiairequi dispose à leur combinaison.
« I, arsenic blanc (acide arsénieux) se prépare en sublimant l’orpi-ment avec de la limaille de fer. Il est blanc et transparent commele cristal ( ut cristallin; lueidum) ( 2 ). »
L'auteur ne dit pas un mot des propriétés vénéneuses de cecorps.
A propos du salpêtre, il signale la propriété de fuser sur les char-bons incandescents ( 3 ). Il le purifie en le dissolvant dans l’eau, eten évaporant la liqueur liitrée.
Dans le n° t lô 3 'fonds de Saint-(’.ermain) des manuscrits de labibliothèque royale, il existe un traité de Roger Bacon , De nalu-ris metultonun in rat ion e atchimica et urlifuiali trunsinutalione.
Je me suis assuré que ce traité n’est autre chose que le lirevebreriarhun de dono Dei , moins quelques variantes de peu d’im-portance.
Yerbum abbreviatum deleone viridi ( 4 b
Ce petit écrit, de fort peu d’importance, traite de la distillationde quelques acétates métalliques, et des vertus prétendues surnatu-
(1) Sanioris iiieilicinit* magistri U. Rogeri Bacouis Angli, Thésaurus chemicus ;Franco!’., 167.0, iu-32, p. ‘JS.
(2) C’est l’acide arsénieux vitreux. Dans cette opération , le fer s’empare dusoufre rie l’orpiment, et met l’arsenic en liberté. Celui-ci se convertit aussitôt aucontact de l’oxygène de l’air, en vapeurs blanches d’acide arsénieux.
(3) Talis naturae est cpiod si immédiate ignitos carbones tangat, statim accen-
sum ciiui impetu evolat. ,
(4) Thésaurus chemicus, etc., p. 265.