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De Yinis (il
La bonification du vin nu moyen du moût concentré, découverteque Gmelin attribue à Arnaud de Villeneuve , était, comme je l’aifait voir, déjà décrite par Pline, et mise en pratique pur les Ro-mains (2,1
La préparation de l’eau-de-vie, des huiles essentielles (essencede térébenthine} et des vins médicinaux était également connue (3)longtemps avant Arnaud de Villeneuve , qui cherche à en faire ungl'and secret (4).
Son or potable (aqua uuri), auquel il attribue toutes les pro-priétés imaginables, n’était autre chose qu’une teinture alcooliquede romarin, ou d’autres plantes aromatiques.
Ce serait mal employer notre temps que de consigner ici l’ana-lyse de quelques autres petits traités ( Surcasa carmina ; Carmen;Semila semitæ; De sanquine humano; De spiritu vini; Antido-tarivm ; De aquis laxativis; Testamentum ; (Jua'sliones de artetransmutationis metallonm; Lumen htminu, dont la plupartse trouvent imprimés dans le Théâtre chimique et dans la biblio-thèque de Manget (5).
En résumé, les ouvrages d’Arnaud de Villeneuve sont à peu prèsinsignifiants, en ce qu’ils ne contiennent pas un seul fait d’obser-vation dont la découverte soit due à l’auteur, que nous ne croyonspas avoir jugé assez sévèrement.
5 ».
PIERRE D’APONO.
Quelques auteurs ont fait à Pierre d’Apono ou d’Albano (qui vi-vait vers la fin du xm e siècle) une réputation d’alchimiste qu’il ne
(1) Opéra oninia, etc. ; Lugd., 1532, in-fol.
(2) Voy. p. 185.
(3) Voy. p. 183 et 288.
(4) Viniim (te rore merino, — cum esseic. in Babylonia, aecepi rum milita solli-cita Jine et preeuni instantia a quodam antiquissimo medico— qui inter sécréta,quæ nemini eonnmmicare solebat, sibi rescrvabat.
(5) Nazari (Concordanza di philosophi; Brescia , 1599, i) et Borel citent beau-coup d’ouvrages attribués à Arnaud de Villeneuve , qu’il serait inutile d’énu-mérer.