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HISTOIRE DE LA CHIMIE.
Ne théorique, ne scienceDe l’ait, uedemoy congnoissanee.
Tn romps alambics, grosse beste ,
Et brodes charbon qui l’enleste ;
Tu cuis aluni/., nilre, atramens,
Fonds metaul/, brusles orpiments;
Tu fais grands et petits fourneaux,
Abusant de divers vaisseaux.
Mais au toitt je te nolilieQuej'ay boute de ta folie.
Qui plus est, grant douleur je souffrePour la puanteur de ton soufre.
Par ton feu si chault qu'il ard gent,
Cuides-tu fixer vif-argent,
Cil qu'est volatil et vulgal,
Et non cil dont je fais métal?
Povrehomme, tu t’abuses bien!
Par ce chemin ne feras rien,
Si tu ne mare lies d'au tics pas. *
L’alchimiste reconnaît ses torts, et en demande pardon à la Na-ture.
lo pussi. uf. l’alcbi.mistk a naître (l)Sommaire
« Comment l’artiste, honteux etdouh,Est devant Nature à genoulx,
Demandant pardon liumbb ment,
Et la remerciant grandement. »
Les vers suivants sont une critique vraie et frappante des aber-rations des alchimistes et de leurs ouvrages :
« Et comment me pouiray-je guider,
Si vous ne me voulez aider?
Puis dictes que vous doiz ensuivre.
Je le veut/ bien, mais par qui I livre?
L’uug diet: Preuseecy, prens cela;
L’autre diet ; Non, laisse-le là ;
Leurs mots soûl divers et obliques,
Et sentences paraboliques.
En elïet, par eulx je \ov bienQue jamais je n’en sçauray l ien. »
(1) Roman de la Rose,édit. 1814, t. iv,p. 169