TI101S1ÉME EPOQUE. 4ô
une immense consommation de bois indispensable, soit au chauffagedu minerai ou à la construction des machines.
Parmi les moyens indiqués par l’auteur pour arriver à la décou-verte des veines métalliques, il s’en trouve un qui doit particulière-ment attirer notre atteption. Il est emprunté à la physiologie vé-gétale. Agricola remarque que, lorsque les herbes sont chétives,pauvres en sucs, et que les rameaux et'les feuilles des arbres revê-tent une teinte terne; sale, noirâtre, au lieu d’être d’un beau vertluisant, c’est un signe que le sol est riche en minerai dans lequelle soufre domine ; que certains champignons et quelques espècesd’herbes particulières peuvent également annoncer la présence d’unfilon.
Affrontant les préjugés superstitieux de son temps, il taxe d’im-posture tous ceux qui emploient, pour la recherche des métaux,une baguette de coudrier fourchue tournant entre le pouce et l’in-dex. « Ce procédé, s’écrie-t-il, rappelle la baguette de Circé , quichangea les compagnons d’Ulysse en cochons. ■>
Le troisième livre est consacré à la description des différentesformes et directions que les filons peuvent affecter dans le sein dela terre.
Dans le quatrième livre , il parle des instruments et des mesurespour reconnaître l’épaisseur et la longueur des fdons.
Celui qui avait découvert une mine était obligé d’en prévenir lemaître ( magister metallorum). Après quelques solennités d’usage,la tète du filon était donnée à celui qui avait découvert la mine; lereste revenait au souverain, à son épouse, au grand écuyer, à l’é-chanson et au grand chambellan. Tout cela fut modifié plus tard^et le souverain se coutcnta d’un dixième sur les produits bruts.
La police ou la discipline qui régissait les ouvriers était très-ri-goureuse : aussi la vie de ces malheureux était-elle singulièrementabrégée. La journée était divisée en trois parties, appelées travaux.Chaque travail était de sept heures; les trois heures qui restaientpour remplir la journée de vingt-quatre heures étaient le temps de1a récréation. Pour empêcher qu’accablés de fatigue, les ouvriersne se livrassent au sommeil, on les forçait à chanter.
Le cinquième livre expose les détails des travaux qu’exigent lesfouilles et la nature du terrain.
Le sixième livre est consacré à la description des instruments etdes machines employés dans les fouilles.
T.e septième livre traite de l’essai des minerais, ou de l’apprécia-