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Tome deuxieme.
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TROISIEME M'OÜUL.

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Mexique se lit comme se font toutes les conquêtes : les indigènes, mé-contents de leur gouvenerment, loin de repousser l'ennemi, connuec’était leur devoir, l’aidèrent au contraire à la besogne. Descaciques insoumis profitèrent avec joie de cette occasion pour rom-pre les liens de la hiérarchie.

La conquête du Pérou par Pizzaro ressemble à celle du Mexique par Cortez. Lue poignée d liommes s'emparent d'un vaste paysbien peuplé, et abondant en produits de toutes espèces.

Il serait inutile de reproduire les relations qu'ont faites les \ oya-geurs de la magnificence du palais des Incas , et du temple du Soleilresplendissant d’or et d'argent; d’exposer les détails de l’immensebutin que les Espagnols retirèrent du Pérou .

L’histoire des mines du Potosi doit nous intéresser davantage.On raconte à ce sujet qu'un Indien nommé Gualpa, courant un jourdans les montagnes à la poursuite d'un gibier, arracha, en voulantse soutenir, un arbrisseau dont les racines étaient recouvertes d’unminerai brillant qui fut reconnu être de l'argent ( 1 ).

Apres quelques contestations entre Gualpa, un autre ludion etun Espagnol nommé Villaréal, les mines de Potosi furent déclaréesouvertes le 21 avril 1545.

La montagne de Potosi renferme quatre veines : la ricca (riche,la centeno, la mendiela , et la veine (l’étain. Toutes ces veinessont situées dans la partie orientale de la montggne, et s’étendentdu nord au sud (2). Cette montagne, dit Ulloa, ressemble, dansson intérieur, à une ruche à miel, moins sa régularité, à cause deson grand nombre de percements, de galeries, de fouilles qu'on yremarque. S il était donc possible de (bien enlever tout d’un coupla croûte qui la recouvre, on y apercevrait un nombre infini deroutes souterraines percées sans suite et comme au hasard, selonla direction des veines métalliques (3).

Le procédé ordinaire de l'extraction et de l’affinage de l’argent,employé primitivement, consistait à calciner le minerai dans depetits fourneaux coustruits sur les côtés des montagnes, exposés au

(1) Histoire naturelle et morale des Indes tant orientales qu’occidentales, parJosepli Acosta(trad par R Régnault); Paris , 1008, in-8, lib. iv, c. 5.

(2 1 * 3 Acosta, lib. iv, c. 8.

(3) Mémoires philosophiques, historiques, physiques, concernant la décou-verte de l’Amérique, etc., par don Ulloa, lieutenant général des armées navalesde l’Espagne, commandant au Pérou, t. I, p. 289 (Paris , 1787, in-8).