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Tome deuxieme.
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insmiHi: ni: i.a chimie.

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signifierait terre liante ou grasse, l’alissy doute, avec raison, del'exactitude de cette étymologie; car argile dérive évidemment dugrec urgos ; àpyd;), blanc, ou / de urggle (àpvuXrJ, matièreblanche.

11 fait ensuite mention des différentes espèces d'argile, dont ilapprécie justement l'usage.

* Entre les terres argileuses il y a, dit-il, si grande différence ,qu’il est impossible à nul homme de pouvoir raconter la contra-riété qui est en icelles. Aucunes sont sableuses, blanches, et fort mai-gres; et pour ces causes leur faut un grand feu auparavant qu'ellessoyent cuites au dchuoir. Telle espèce de terre est fort bonne àfaire des creusets, parce qu elle endure un bien grand feu ; il y ena d'autres espèces qui, pour cause des substances métalliques quisont en elles, se ployent et liquéfient, quand elles endurent grandechaleur. »

On sait que l'argile commune est de l'alumine, corps infusibleau feu du fourneau, mélangé avec des proportions variables desilice, de carbonate de chaux, d’oxyde de fer, etc., et que c'est laprésence de l'oxyde de fer qui communique à l'argile sa couleurjaune ou rouge, binant à l'espèce d'argile « qui se ployé et se li-quéfié à une grande chaleur, » c’est un silicate alcalin alumineux(argileux ,, ou uue terre à porcelaine.

l’alissy remarque avec raison que toute argile contient de l'eau,et que l'humidité expulsée par le feu « fait, en s'enfuyant, creveret casser les pièces oii elle est enclose. » A ce propos il nous raconteune histoire fort plaisante :

» J'ai veu autrefois que aucuns tailleurs d'images, instruits enl’art de terre par ouyr dire seulement, et assez nouveaux en laconnoissauce des terres, qu'après avoir fait quelques images ils lesvenoyent mettre dedans les fourneaux, pour les cuire selon qu'ilsl'entendoyent. Mais quand ils commeuçoyent à mettre le grandfeu, c'estoit une chose assez plaisante 'combien qu’il n’y eust pas àrire pour tous) d'entendre ces images peter et faire vne baterieentre eux, comme vu grand nombre d'harquebusades et coups decanon; et le pauvre maistrebien l'asché, comme vu homme à quion raviroit sou bien. Car, le jour venu pour desenfourner lesimages, le four n'estoit pas si tost descouvert, qu'il appereevoit lesvns la teste fendue, les autres les bras rompus et les jambes cassées ;tellement que le pauvre homme ayant tiré ses images estoit bienempesché et auoit bien de la peine à chercher les pièces; car les