TROISIEME EPOQUE.
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vues estoient aussi petites que mouches, et, ne les pouvant ras-sembler, estoit contraint bien souvent faire des nez de drapeau ouautre matière à ces dites images. »
L'argile se raccornit, se resserre par l’action du feu. C'est pour-quoi on remarque que, pendant les grandes chaleurs de l'été, e solest fendillé et quelquefois largement entr’ouvert, lorsqu’il est très-argileux.
Des pierres (l).
C’est dans ce traité, du plus haut intérêt pour l'histoire natu-relle, que l’auteur émet quelques opinions contraires à celles detous les savants de son époque.
Palissy a le premier fait des expériences exactes et établi une théorierationnelle sur la cristallisation, autrefois nommée congélation.Il soutient, avec la conviction d'un homme qui sent que la vérité estde son cote, que les sels et autres matières ne cristallisent qu’au-iant qu’ils ont été liquéfiés ou dissous dans l’eau. « Depuis quelquetemps, dit-il, j’ay connu que le cristal se congcloit dedans l'eau ;et ayant trouvé plusieurs pièces de cristal formées en pointes dediamant, je me suis mis à penser qui pourroit estre la cause de ce-,et estant en telle resuerie, j’ay considéré le salpestre, lequel estantdissoult dedans l’eau chaude, se congele au milieu ou aux extré-mités du vaisseau où elle aura bouilli; et encore qu’il soit couvertde ladite eau, il ne laisse à se congeler. Par tel moyen j’ay conneuque l'eau qui sc congele en pierres ou métaux n'est pas eau com-mune; car si c’estoit eau commune, elle se congeleroil égalementpartout, comme elle fait par les gelées. Ainsi donc j'ay conneu parla congélation du salpestre que le cristal ne se congele point sur lasuperficie, ains au milieu des eaux communes; tellement que toutespierres portant forme quarrée, triangulaire ou pentagone, sontcongelées dans l'eau. »
Voilà les premières notions saines de cristallographie dont l'his-toire fasse mention : formation des cristaux dans Peau; — formesgéométriques de ces cristaux; — rien n’échappe à l’esprit-d’obser-vation de Palissy .
A une époque où le terrain de la science n’était pas encore bien