TROISIÈME ÉPOQUE.
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l.e mode d’analyse de l'air proposé par Cardan ne porte que surune partie de ce milieu ambiant, la vapeur d'eau. 11 se sert, à cetclTet, de boyaux ou de membranes animales, et juge, d’après leurétat de contraction, de la sécheresse ou de l'humidité de l’air. Cetteobservation devait naturellement conduire à l’idée de la construc-tion de Y hygromètre ( 1).
Ces anciens préservaient les métaux de la rouille, eu les recou-vrant d’une couche de résine. Cardan et d’autres physiciens propo-saient l'huile à la place de la résine. Il ajoute que la rouille provientd’un humide aqueux (ab humido aqueo ) ; et il ne pense pas que leprincipe de la rouille existe dans l’air (2).
Dans son traité de la Subtilité (3), l’auteur parle également un peude tout. Il y est question de physique, de mécanique, de chimie ,de météorologie, d'astrologie, de zoologie, de médecine, de sorcel-lerie, etc. beaucoup de matériaux sont empruntés à Pline, qui n’estpas toujours cité. Dans le livre II, l’auteur rapporte les feux d’arti-fice de Marcus Graecus, qu’il appelle Marcus Gracchus (4). 11 ydonne la composition de la poudre à canon alors employée : 3 par-ties de nitre, 2 parties de charbon et l partie de soufre. On voitque, comparativement à la poudre à canon de nos jours, la propor-tion de nitre est beaucoup trop faible.
Cardan s’imposeun silence absolu sur ce qui concerne les poisons.« tin empoisonneur est beaucoup plus méchant qu’un brigand. Il estd’autant plus à craindre qu’au lieu de vous attaquer eu face, il vousdresse des pièges clandestins presque inévitables. C’est pourquoi jeme suis refusé non-seulement à enseigner ou à représenter de pa-reilles choses; mais je n’ai pas même \oulu les savoir (5). »
Porta était beaucoup moins scrupuleux, ainsi que nous allonsle voir.
(1) L’invention de l'hygromètre doit être, d’après M. Libri , attribuée à Léo-nard de X inci. Voy. Histoire des sciences mathématiques, par M. Libri, t. ni,p. 53, note 2.
(2) I)e rerum Yarietate, lib. îv, c. 16 , p. 157 : .Va m et sub terra ubi aernon est, corrumpimlur et multo mayis ( métal la ).
(3) H. Card. d e Subtititale, libri \xi; Basil., 1563, in-fol.
(4) Ibid., lib. n, p. 3G.
(5) Est venelicus latrone eo deterior, qtio difficilius est vitare clandestina»insidias quain manifestas. Quant ob rem non solum docere aut experiri, sedneque scire talia nolui.