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HISTOIRE HE T.\ CHIMIE.
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JEAN-BAPTISTE PORTA ( né en 15.37, mort en 1015) (i)l
C’était lé un véritable pohjliistor : les mathématiques, la phy-sique, la chimie, la médecine, l’histoire naturelle, toutes les scienceslui semblent familières. 11 nous apprend lui-même dans la préfacede sa Vagin natumlis (2), ouvrage qui a été traduit dans toutes leslangues de l’Europe , que, non content d'avoir approfondi les an-ciens, il s’était mis à voyager en Italie, en France, en Espagne ,en Allemagne , pour entrer en relation avec les hommes les pluscélèbres de son époque, et qu'il n'épargna aucune dépense pour faireacquisition des ouvrages de science les plus rares. Il eut surtout à selouer de la libéralité du cardinal d'Este, qui prit un vif intérêt aux tra-vaux de Porta. Recevant chez lui les hommes les plus distingués, ilfonda, dans sa propre maison, une société savante, à laquelle il don-na le nom d 'Academie des secrets.
C’est là qu’il faut peut-être chercher le germe de ces sociétés sa-vantes qui ont si puissamment contribué aux progrès des sciences
Portaavaitsur lî. Palissy l'avantage d’une vaste érudition , maisil lui était inférieur quant à l'emploi rigoureux de la méthode expé-rimentale.
R. Palissï était tout entier à ses pénibles recherches, lorsquePorta avait déjà réuni les éléments de l'art du fabricant de verreset d'émaux colorés. Il dit, dans le chapitre de Gemmis adulte-randis (s), qu'il faut d'abord faire une pâte vitreuse fondamen-tale, avec à peu près parties égales de tartre calciné ( carbonatedépotasse) ou de soude (carbonate de soude 1 * 3 ', et de cristal deroche ou de pierres siliceuses pulvérisées et bien lavées ; qu'ilfaut chauffer ce mélange, pendant six heures, dans des creu-sets d’argile supportant la température la plus élevée, et qu’il est
(l) Vov., sur la vie et les ouvrages de J.-B. Porta, M. I.ibri, Histoire dessciences mathématiques en Italie ; t. iv, p. 1 08-138.
(5) Jo. Baptista 1 Portæ rteapolitani Magiæ uaturalis libri \\ ;Neapoli, 1589,in-folio.
— La première édition avait paru en 1549.
(3) Magia natural., lib. vi, p. 117 (edit. jNeapol., 1589).