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Tome deuxieme.
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TBOISIÈME ÉPOQUE.

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convenable d’ajouter à la niasse vitreuse une certaine quantité decérusc, afin de la rendre parfaitement transparente. Cela fait, il nes’agit plus que de colorer cette niasse vitreuse; et l’on y parvienten la faisant fondre avec des oxydes métalliques. Voulez-vousimiter le saphir ? mettez - y du cuivre brûlé ( oxyde de cuivre ) ; lemanganèse (oxyde de manganèse) vous donnera l'améthyste, etc.

Après les pierres précieuses, l’auteur arrive naturellement à par-ler des émaux, qui sont, ainsi qu’il le remarque fort judicieuse-ment, colorés par les mêmes moyens que le verre ; seulement la pâteest opaque, au lieu d’être transparente.

Poisons. Les poisons constituent pour ainsi dire la base de laMagie naturelle. C’est là l’idée dominante de Porta ; et, bien qu’iltraite dans son ouvrage de beaucoup de sujets étrangers à cettequestion, il y revient chaque fois que l’occasion s’en présente.

On se faisait alors un scrupule de traiter de cette matière commeen parlerait aujourd'hui un toxicologiste. Aussi faut-il voir combienil s’ingénie pour arriver à son but ; en d’autres termes, pour aborderla question des poisons par une voie détournée.

Ainsi, dans le livre sur l 'art culinaire, il trouve un moyen deglisser une recette pour faire que les convives ne puissent rien ava-ler. C'est de faire macérer dans du vin des racines de belladone (t)pulvérisées, et d’en donnera boire trois heures avant le repas.

Le principe vénéneux de cette plante, qui trouve dans le vin toutà la fois un dissolvant aqueux et alcoolique, produit en effet, commebeaucoup d’autres poisons, une constriction violente du pharynx,qui empêche la déglutition; mais, à haute dose, ce vin devait faireplus que d’empêcher les convives de manger ; il devait les conduiredirectement delà table au tombeau. Porta, en homme d'esprit, nedit pas ce que tout le monde peut deviner.

Il est beaucoup question dans le Traité culinaire ( de Ile coqui-naria) des plantes delà famille des solances, (jusquiame, stramoine,belladone), de la noix vomique, de l'aconit, de la staphysaigre, dubois gentil, de différentes espèces d ’apocynées, etc. L’auteur a voulusans doute dire que les cuisiniers et les empoisonneurs appartien-nent à la même profession.

(C llerba, bellaclnna vnco/ri. De re coquinaria. Magia natur., lib.'xnr