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Tome deuxieme.
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JilSTOini: DE LA CHIMIE.

I 14

IV.

ALCHIMISTES.

Les chimistes expérimentateurs, qui formaient au moyen âge unebien faible minorité, vont bientôt attirer exclusivement l’attentiondu monde savant. L’alchimie s'éclipse, à mesure que la vraie sciencecommence à poindre à l'horizon.

Nous n’avons pas l'intention de tracer l’histoire de l’alchimieproprement dite. Nous en avons assez dit, en exposant l'état desconnaissances physiques au moyen Age. dépendant, comme , auxvi' siècle, les alchimistes cabalistiques sont encore assez nom-breux, et que leur influence se faisait sentir sur la marche généraledes sciences physiques et médicales, nous allons nous y arrêter unmoment, et jeter un coup d'mil rapide sur les hommes et les choses.

D’abord les alchimistes peux eut se diviser en deux catégoriesdistinctes : la première comprend ceux qui, a l’aide de quelquesartifices plus ou moins grossiers exploitent à leur prolit la cré-dulité du public. Ce sont les alchimistes qui se disent en possessionde la pierre philosophale, ou qui vendent de la poudre de projectionayant la vertu supposée de transformer le mercure ou l'étain encent fois son poids d’or ou d’argent. La seconde catégorie renfermeceux qui ont une foi illimitée dans l’autorité des anciens, et quicroient sincèrement à la possibilité de leur art. Ceux-là sont plusraisonnables; il y aurait moyen de s’entendre avec eux.

Malheureusement il n'est pas toujours facile de distinguer lesalchimistes sincères des faux alchimistes , et nous sommes réduits àles juger d'après les pièces qu'ils nous fournissent eux-mêmes.

La France , Y Allemagne, Y Italie et X Angleterre étaient par-courues en tout sens par des chercheurs delà pierre philosophale;leur vie aventureuse est pleine de détails d'un intérêt piquant,mais qui ne portent pas toujours l'empreinte de la véracité.