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HISTOIKK 1>E LA CHIMIE.
Knlin le manuscrit n° 166 est terminé par un poème alchi-mique : le Grand Olympe ou Philosophie poétique, attribuée autrès-renommé Ovule ; traduit du latin en ianyuc française .
Ou en jugera d'après le spécimen suivant :
« Après vient Saturne le noir,
Que Jupiter de son manoirlssant, débouté l’empire. Auquel la lune aspire.
Aussi fait bien dame Venus,
Qui est l’airain, je n’en dis plus;
Sinon que Mars, montant sur elle,
Sera du fer l’aage mortelle,
Après lequel apparaistraLe soleil, quand il renaistra. >*
Le reste est à l’avenant.
lais Métamorphoses d’Ovide ne pouvaient pas échapper à l'atten-tion des alchimistes, eux qui ne songeaient qu’à faire des transmu-tations.
L’alchimie , ou plutôt la soif de l'or, fut la cause de bien descrimes. Le travail, la patience, le poison, le meurtre, tout étaitbon pour parvenir à la possession d'un secret imaginaire, la pierrephilosophale.
Sébastien Siebeserecnd venait, disait-on, d’apprendre le secretde la pierre philosophale d’un moine qui, en mourant, lui avait lé-gué ses manuscrits, l’eu de temps après, il fut assassiné à Hambourg par L. Thurneysser, Sebald Sclnverzer et M. M ois, qui arrachèrentà la victime les précieux manuscrits. Le célèbre alchimiste Monte-snvdf.ks de Vienne fut tué par son ami Marcus lîragadinus. Louisde Neisse eut le môme sort.
Les princes avaient leurs astrologues et leurs alchimistes. L’al-chimic, ainsi que l’astrologie, était, dans certaines cours, une chargeimportante. IlAtons-nous d'ajouter que presque tous les alchimistesde cour, après avoir pendant quelque temps joui de toutes les faveursdésirables, eurent une fin malheureuse ; quelques-uns périrent parle glaive, d’autres furent mutilés, et moururent dans d’affreux tour-ments.
Le duc Jules de Brunswick fit rôtir dans une cage de fer unefemme alchimiste, Marie Zieglerin, parce qu’elle n’avait pu réaliserses promesses. Le duc Frédéric de Wirtemberg avait fait pendre