TROISIÈME ÉPOQUE.
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du conflit des opinions contraires. Ce fut là le noyau des Académiesroyales des sciences de Paris et de Londres , dont la fondationavait été précédée en Italie par celle des Académies des Lyncei etdel Cimento.
L’Allemagne , ce pays classique de l’érudition, était, chose remar-quable, restée en arrière de l’Italie, de la France et de l’Angle-terre ; car la fondation officielle de la Société impériale des curieuxde la nature ne date que de l'année 1672 l i). Et les premiers tra-vaux de cette Société sont loin de porter ce cachet de la méthodeexpérimentale pure qui distingue les travaux des sociétés savantesfrançaises, italiennes et anglaises. La raison de ce phénomènepourra s’expliquer par la nature même du génie germanique, qui atoujours eu et qui aura toujours une prédilection marquée pour lesdoctrines spéculatives et abstraites, auxquelles répugne entièrementle génie des autres nations. Mais c’est là un sujet qui nous éloi-gnerait de notre plan.
Méthode expérimentale. — François Façon.
Le dogmatisme spéculatif a fait son règne. Désormais il im-porte de chercher la vérité, non plus dans les livres d’Aristote ,mais dans le grand livre de la nature. Les péri pâté t icien s cédèrentla place aux philosophes expérimentateurs. Léonard de Vinci , Pa-lissy, Galilée , axaient les premiers commencé à secouer ouverte-ment le joug de l’autorité scolastique, en payant de leur personnecette hardie entreprise. Léonard de Vinci fut abreuvé de chagrins,et vécut longtemps dans la misère; Palissy eut à essuyer le persi-flage des beaux esprits, et le dédain des docteurs scolastiques dela Sorbonne ; Galilée perdit sa liberté, et fut condamné à un silencepire que la mort (2).
François bacon transporta dans la philosophie le principe de larévolution qui s’était, dans une autre sphère, opérée au xvi e siècle ;et de là il le transporta dans les sciences d'observation. Il en fitun système philosophique, et dressa le code de la méthode expéri-mentale.