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Tome deuxieme.
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TROISIÈME ÉPOQUE.

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d’autoritc que Paracelse , lorsqu'il oppose hardiment la raison etl'expérience aux doctrines des anciens. Fidèle à l'école des para-celsistes, il fait une guerre impitoyable aux médecins galénistes,qui dédaignent la chimie. Mais s’il attaque et renverse les sys-tèmes des autres, c'est pour élever sur leurs débris un édificenouveau, et pour agrandir, par des découvertes importantes, ledomaine de la science.

Jean-Baptiste Van-IIelmont eut l’immortelle gloire de révélerscientifiquement l’existence de corps invisibles, impalpables, quoi-que matériels, jusqu'alors vaguement entrevus; je veux parler desgaz. C'est même ce nom qu’il a donné à ces corps.

Van-IIelmont doit être considéré comme le précurseur de lachimie pneumatique ; car, en appelant le premier l'attention des ob-servateurs sur l’étude des corps aériformes, il prépara la voie auxdécouvertes du xvm c siècle.

J.-B. Van-IIelmont est né à Bruxelles en 1577 , d'une des plusanciennes familles de l’Europe (comte deMérodc), dont il existeencore aujourd'hui une branche illustre. Contrairement aux vœuxde ses parents, il se livra de bonne heure à la carrière des sciences,et s'adonna avec ardeur à l'étude de la médecine et de la chimie.Doué de beaucoup de talents naturels et d’une persévérance àtoute épreuve, il parvint bientôt à se faire remarquer de tous lessavants de l’Europe. L’empereur Rodolphe II et l'électeur de Co-logne l’invitèrent à se rendre à leur cour ; mais, renonçant à tousles avantages qui peuvent tlatter l’ambition d’un homme, il con-sacra sa vie au silence de l’étude, et préféra son laboratoire deVilvorde, près de Bruxelles , aux splendeurs de la cour. 11 mourutle 30 décembre 1644.

Travaux de Van-Helmont .

Ses ouvrages furent recueillis après sa mort, et publiés par sonfils, François-Mercurius Van-IIelmont, sous le titre de Ortus me-dicinœ (1).

( 1 ) Or lus medicinœ, id est initia physica inaudita, progressas medicinœnovus in morborum ullionem ad vilam longam, edente auc/oris Jilio. Editioqnarta; Lugduni, 1 vol. in-fol., 1656. — C’est cette édition que j’ai sous lesyeux. La première fut publiée en 1648, à Amsterdam (Elzevirs), in-4 ; la deuxième