TROISIEME F.rOQCE.
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nous environnent, et qui exercent de prés ou de loin leur actionincessante sur tous les corps de la uattire 7 Notre méthode expéri-mentale embrasse-t-elle toutes les conditions, tous les éléments né-cessaires pour arriver à des lois absolues? — Je pose ces questionsen passant; elles valent la peine qu’on y réfléchisse.
Éléments. — Il règne dans les écrits de Van-IIelmont beaucoupd'incertitude au sujet des éléments de la nature. C’est là en effetun des problèmes les plus difficiles à résoudre. Tantôt il sembleadmettre, avec les alchimistes, trois éléments, le sel, le soufre, etle mercure, mais avec des restrictions dont le sens n'est pastoujours bien saisissable (t). Tantôt il partage l’avis de certainsphilosophes de l’antiquité qui établissaient trois éléments, l’air,l 'eau, la terre ; car I c feu , 11 e se combinant pas matériellement avecd'autres corps, n'est pas, selon l’auteur, un élément.
Nous venons de voir quel rôle important il attribue à Veau . Ilcompare l’eau au sang qui circule dans les veines et vivifie le corpsterrestre. 11 explique la formation des montagnes par les soulève-ments que l’eau produit dans le sein de la terre.
En opposition avec les théories de ses prédécesseurs, il démon-tre, avec une grande lucidité, que l’eau ne peut être transformée enair, ni l’air en eau. <■ Sans doute l’eau, dit-il, peut être réduite envapeur ; mais ce n’est là que de la vapeur, c’est-à-dire de l’eau dontles atomes sont raréfiés, et qui se condensent aussitôt par l’actiondu froid pour reprendre leur état primitif - v 2). La vapeur d’eau quiexiste dans 1 air d’une manière inv isible, et qui se résout dans cer-taines conditions en pluie, est celle qui se rapproche le plus de lanature des gaz (3).
« I ,'air est, dit l’auteur, un élément sec qui ne peut être liquéfiépar le froid ni par la compression; l’air n’est donc point une mé-tamorphose de l’eau, qui est l’élément humide.
La terre, le limon, tout corps tangible est matériellement consi-
(1) Orlus med ., p. 65. Smit sal, sulphur et inercnriiis, non quittent ut cor-pora qua-dam universalia, quæ cunctis specictus sent communia , sed partessunt simulares, in cunctis eorporibus, varietate triplici, pro semiuum exigentiadistinctæ.
(2) Ibid., p. 64.
(3) Ibid., p. 75 et 77.