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Tome deuxieme.
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UISTOIRE I)E LA CHIMIE.

déré comme un produit de l’eau, et se réduit eu eau, soit naturelle-ment, soit artificiellement (t'. »

C’est là exactement le principe de Tlialès. Mais, comprenant quele raisonnement seul ne suffit pas pour vider un combat scienti-fique, il eu appelle à l’expérience, et s’appuie sur des preuves géolo-giques du plus haut intérêt.

« En creusant dans la terre, on rencontre, dit-il, des couches su-perposées d'un aspect varié ; ces couches sont les fruits de la terre,et proviennent d’une semence. Au-dessous de ces couches se trou-vent les montagnes de silice, d’où découlent les premières richessesdes mines. Au-dessous de ces roches, on rencontre le sable blanc etde l’eau chaude. Lorsqu’on enlève une partie de ce sable et decette eau, on voit aussitôt se combler le vide. Ce sable non mé-langé. est une espèce de crible à travers lequel les eaux filtrent,afin de conserver entre elles une communication réciproque de-puis la surface de la terre jusqu’au centre ( hoc sabulum im-permixtum setaceum quodam vel cribrum est—perquod omnesaquœ franscolantur , ut invicem omnes communionem servent,— a superficie terrœ in centrum usque }.

« Et cette masse d’eau accumulée dans les entrailles de la terreest peut-être mille fois plus considérable que les eaux de toutes lesmers et fleuves réunis qui se trouvent à la surface du sol (2). »

Ces paroles si remarquables, qui nous rappellent BernardPalissy (3), ne devaient plus laisser aucun doute sur l'existence despuits artésiens.

Yan-Uelmont fait mieux que de croire à un déluge universel, ils’efforce de le démontrer. Les coquilles et les plantes fossiles sontpour lui autant de preuves d'un monde antédiluvien, englouti parles eaux. Il raconte, avec la complaisance d'un paléontologue, qu’ilconserve dans son musée la mâchoire d’un éléphant (mammouth), deplusieurs pieds de long, trouvée à Ilingseu, sur l'Escaut, à douzepieds au-dessous du sol.

Thermomètre. — Van-Ilelmont, s’indignant de ce qu'un cer-tain Ileer lui reproche d’avoir poursuivi la chimère du mouvement

(1) Ort. med., p. 34. Omnis terra, lutmn ac omne corpus tangibile vere etmaterialiter est solius aquæ progenies, et in aquam iterurn reducitur per natu-ram et artem.

(2) Ibid , p. 33 et 34.

(3) Voyez page 87 de ce volume.