TROISIÈME ÉrOQCE. lût
perpétuel, dit qu’il s’était en effet servi d'un instrument de sapropre imention, non pas pour chercher le mouvement perpé-tuel, niais pour constater que l’eau, renfermée dans une tige creusede verre terminée par une boule, monte ou descend, suivant latempérature du milieu ambiant {juxta temperamentum ambien-tis) (0.
Cette idée, jetée en quelque sorte au hasard, devait être un jourféconde en résultats. La découverte du thermomètre a été successi-vement attribuée à Bacon, à fludd, à Drebbel, à Sanctorius , àSarpi. .Mais M. Libri a prouvé que cette découverte est due à Ga-lilée , qui déjà en 1603 en avait montré les effets au père Cas-telli (2). r
11 serait trop long de faire connaître toutes les observations, d’ail-leurs fort intéressantes, de l’auteur, relatives à la chimie technique,à la pharmacie et à la médecine. U est aisé de se convaincre, par eequi précède, que, loin d’adopter aveuglément tout ce que disaientles anciens, il réfute les doctrines qui lui semblent erronées, etcherche à enrichir la science de faits nouveaux.
Liqueur des cailloux. Cette liqueur s’obtenait en faisant fondrede la silice pilée avec un grand excès d’alcali, et exposant ensuitele produit à l’humidité, où il ne tardait pas à tomber en déliquium.« Kn versant dans cette solution, dit l’auteur, une quantité d’eau-forte suffisante pour saturer tout l’alcali (quœ saturando alcalisufficit ), on remarque que toute la terre siliceuse se précipite aufond, sans avoir éprouvé d'altération [immuta persistit) (3). •
C’est la première fois que nous rencontrons l’expression de sa-turer (saturare), employée pour désigner la combinaison d unacide avec unebase. La capacité de saturation, et la substitution descorps les uns aux autres, formeront plus tard les lois fondamen-tales de la chimie.
Sels métalliques. — Dissolutions. — La dissolution d’un métal( cuivre, fer, argent ) était regardée par la plupart des aida-
(1) Ortus med., p. 39.
(•}.) Histoire des sciences mathématiques en Italie, par G. Libri, t. IV, p. 189.— Voyez, aussi la note xvi du tome IV.
(3) Orlus med., p. 56.