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position (le ces matériaux de même espèce, quelle variété bien plusgrande de composés ne doit produire l'arrangement varié deces corpuscules primitifs, que nous ne supposons pas tous d'égaleforme comme les briques. i ) ! »
lioyle révoque sérieusement en doute la simplicité de composi-tion de l'eau, en se fondant sur l'expérience que l'eau donne, dansl’alimentation des végétaux, naissance à des produits divers.
Voici un exemple de plus qui prouve que la s\ nthèse est beaucoupplus ancienne que l'analyse. Ce n’est pas en décomposant le cinabre,mais en formant avec du soufre et du mercure un composérouge, jouissant de toutes les propriétés du cinabre naturel, queles alchimistes ont constaté les éléments de ce corps. Il en a été demême de beaucoup d'autres substances.
En vertu de quelle loi ou de quelle force les molécules se grou-pent-elles dans tel ordre pour engendrer tel composé?
L’attraction ou l'affinité n’était pas encore inventée. La réponseil cette question était donc alors beaucoup moins commode qu’ellene l’est aujourd'hui. Aussi 11 e faut-il pas s’étonner si l’auteur l’a-borde d une manière embarrassée et obscure.
« 11 y a, dit-il, une matière universelle, commune à tous lescorps, en tant que substance étendue, dixisible et impénétrable.Cette matière étant une d’après sa nature, la diversité des corpsdoit nécessairement provenir d'une autre cause; et comme dansla matière en repos il n’y a pas de changement, il faut nécessaire-ment admettre un principe de mouvement et une tendance aumouvement. I,'origine du mouvement dans la matière, ainsiqueles lois d’après lesquelles il s'opère, et qui donnent au monde saforme actuelle, dérivent de Dieu » (2).
Sans doute tout ce qui est émane de l’Ètre suprême, et y abou-tit. Mais la science ne ferait jamais de progrès, si, pour résoudre unproblème difficile, il suffisait de prononcer le nom de Dieu . L'in-telligence nous a été donnée pour en faire usage, en méditant surles (envies de la création et en interrogeant l'expérience. C’est plusque blasphémer le Créateur, que de laisser dans l'inaction les forcesdont il nous a doués. Orat qui laborat.
(1) The excellence and grounds, etc., vol. i, p. 193.
(2) The origin of forms, etc., vol. I, p. 197.