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Tome deuxieme.
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HISTOIRE UE LA CniMIE.

les matières excrémentitielles (feces ) sont rejetées romme inu-tiles (l). »

Beaucoup d’adeptes étaient d’opinion que le sang cache de pro-fonds mystères; aussi est-il souvent l’objet de longues opérations.L’œuvre du sang (putréfaction et distillation lentes' était l’affairede plusieurs années. 1t. Fludd raconte à ce sujet, avec le plusgrand sérieux du monde, plusieurs histoires d’un intérêt fort dra-matique , dont il assurait avoir été témoin oculaire.

4.

J. RonoLrnE GLAU15ER.

Glauber est le Paracelse de son époque. Comme celui ci, il laitune rude guerre aux médecins qui se refusent opiniâtrement âreconnaître l’importance de la chimie. Son éducation première esttout aussi négligée que celle de Paracelse ; et il semble s’en vengeren lançant contre les sa\ ants diplômés des plaisanteries qui ne sen-tent pas toujours le sel attique.

La science avait déjà fait de grands pas depuis Paracelse. Glauber avait donc par cela même des avantages incontestables sur Théo-phraste de llohenheim, pour lequel il professe la plus grande véné-ration. Il apprécie beaucoup les travaux des anciens, et traite peut-être un peu trop dédaigneusement ses contemporains. CommeParacelse , il est partisan des opérations et des théories alchimiquesles plus bizarres ; ce qui ôte même à ses expériences ce cachetscientifique qui caractérise les travaux de Boyle. De prétendus se-crets de panacées et de médicaments merveilleux ont porté àGlauber le même préjudice moral qu’à Paracelse .

Ou ne sait sur les premières années de sa jeunesse que ce queGlauber en dit lui-mème dans divers endroits de ses ouvrages. Ildemeura longtemps dans les Etatsd’Autriche, à Vienne, à Salzbourg ,puis à Francfort et à Cologne sur les bords du Rhin . Il mourut eu16GS, à un âge très-avancé, en Hollande, où il s’était retiré vers la

(1) De mystica sanguinis Anatonaa, sect. I, part. III, lib. I, p. 223-224.