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HISTOIRE DE LA CHIMIE.
tiques);—De aura potabli ;— Teutschlands Wohlfart (Pros-périté de l’Allemagne ).
Tous ces traités sont imprimés et réunis, sous le titre, moitié latinet moitié allemand : Johannis lludolphi Glauberi philosophi etmedici celeberrimi opéra chymica, Bûcher un il Schriften, soviet(leren von ihm bishero an Ta g gegebcn, etc.; FrancJ'urt, IGôS,in-4° (l).
Glauber a, comme Paracelse, écrit en allemand , sa langue ma-ternelle, saufles titres de ses ouvrages, qui, pour la plupart, sonten latin. Son st\le est cependant beaucoup plus clair que celui deParacelse .
Les ouvrages de Glauber eurent beaucoup de vogue depuis lemilieu jusqu'à la fin du xvu e siècle : ils furent traduits en an-glais (2) et en français (3).
Tout le monde connaît le sel de Glauber , et on est sans douteimpatient d’apprendre l’iiistoire de ce sel, qui a, en quelque sorte,popularisé le nom de ce chimiste allemand .
Kcoulons-le parler lui-même : « Pendant les voyages de ma jeu-nesse , je fus atteint, à Vienne, d’une fièvre violente appelée, dansce pays, maladie de FJongrie, qui n’épargne aucun étranger. Monestomac délabré rendait tous les aliments. Sur le conseil que m’a-vaient donné quelques gens qui eurent pitié de moi, j’allai metraîner, à une lieue de Newstadt, auprès d’une fontaine située prèsd’une vigne. J’avais emporté avec moi un morceau de pain que jecroyais certainement ne pas pouvoir manger. Arriié auprès de lafontaine, je tire le pain de ma poche, et, en y faisant un trou, jem’en sers en guise de coupe. A mesure que je bois de cette eau , jesens mon appétit revenir tellement, que je finis par mordre dans lacoupe improvisée, et par l’avaler à son tour. Je revins ainsi plusieursfois à la source, et je fus bientôt délivré de ma maladie. Ltonné decette guérison miraculeuse, je demandai quelle était la nature decette eau ; on me répondit que c’était une eau nitrée ( Salpeter-was -ser) » (4).
(1) C’est cette édition allemande que j’ai entre les mains. — On cite encored’autres éditions : Opéra onmia; Amsterd., 16G1, in-8°; ibid., 1651-1656. —Uneédition abrégée : Clauberus concentrâtes, etc. ; Leips. et Breslau , 1717, in-4°.
(2) Transi, by Pacte; Lond., 1689, iu-fol.
(3) Trad. par H. Duteil; Paris , 1659, in-8°.
(4) De naturasalium, p. 492 (edit. 1658; Francf.,in-i°).