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niSTOIRE PE EA CHIMIE.
la mani ‘ ' i peut retrouver tout le poids du mercure em-ployé (1).»
Voulez-vous savoir pourquoi il donne cette explication, à laquelleil n’y a rien à redire ? C'est pour renverser des théories erronéesd’après lesquelles le beurre d’antimoine était Y huile de mercure(oleum mercurii), et le précipité blanc qui se forme quand on yajoute de l’eau, le mercure de vie (mcrcurius vitœ). « Prenez, dit-il, cette poudre blanche appelée mercure de vie, et chauffez-ladans un creuset ; vous la transformerez en un verre d’antimoine,et vous n’en tirerez pas une trace de mercure. » Mais, pour mettrele comble à sa démonstration , il enseigne un procédé pour préparerle beurre d’antimoine ou la prétendue huile de mercure, sansavoir recours au sublimé corrosif. Ce procédé très-simple et quiest encore employé de nos jours , consiste à traiter les tleurs d’an-timoine (oxyde) par l’esprit de sel. Et il ajoute que l’on obtient desproduits semblables (chlorures) en traitant l'arsenic, l’étain et lezinc par l’esprit de sel.
C’étaient là des idées nom elles et qui paraissaient alors fort har-dies. Ztlais persuade de la bonté de sa cause, et voulant couper courtà toute discussion qui n’aurait pu que lui faire perdre du temps, iltermine un peu brusquement : « Je 11e prétends d’ailleurs imposermes opinions à personne ; que chacun garde les siennes si bon luisemble. Je dis ce que je sais, dans le seul intérêt de la vérité. «
Ce mépris souverain pour les hommes et cet amour pour lascience percent, à tout moment, dans les écrits de Glauber .
Rubis d'or;—pierres précieuses artificielles;—liqueur descailloux. C’est le hasard qui a donné lieu à la découverte de lacouleur rouge que l’or communique aux matières nitreuses : «Je lis,dit il, il y a quelques années, fondre dans un creuset de. la chauxd’or {calcem solis) ; et voyant que la fusion s'opérait difficilement,j’y ajoutai un peu de flux salin. L’opération étant terminée, je re-tirai le creuset du feu, et je fus fort surpris de trouver, à la placede l’or que j’y avais mis, une niasse nitreuse d’un beau rouge desang. Les fondants que j’avais employés étant des sels blancs, je nepouvais attribuer cette coloration qu'à Laine de l'or {anima auri). »
(1) Philosopli. Oefen, part. I, c. xvm, p. 23.