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HISTOIRE DE E.4 CI1IMIE.
de l'or et de la silice, dont le poids réuni représente celui de l’or etde la silice employés primitivement (l). »
(’.lauber connaissait le smalt bleu de cobalt (2), la laque de car-min, les émaux blancs ou colorés, etc. 11 remplaçait le blanc deplomb (carbonate) par le précipité (chlorure) obtenu en traitantune dissolution de plomb par l'eau régale.
Il recommanda, un des premiers, l'usage des creusets de Hesse,fabriqués avec une terre argileuse des environs d'Almanroth ; et ilremarque que la bonté de ces vaisseaux est due, non pas tant auxmatériaux eux-mémes, qu’au degré de cuisson qu'ils reçoivent.
Il donne des préceptes utiles aux pharmaciens sur les précau-tions et la température très-modérée qu'il faut employer pour re-tirer des plantes les parties volatiles et aromatiques. U signale l'exis-tence de produits multipliés provenant de la distillation du goudronet du bois.
Dans son Traité sur la Prospérité (le l'Allemagne , il expose desnotions pratiques sur l'industrie, sur l'agriculture, sur les engrais,les nilrières artificielles faites au moyen de la chaux, etc. (3).
Loin de borner son intelligence aux détails du laboratoire, Cdau-ber s’élève parfois à l’examen des questions les plus élevées d’éco-nomie politique, science alors presque inconnue. « L’Allemagne ,dit-il, est un pays favorisé par la richesse de ses mines; il n’y ani manque de bois ni manque de bras. N’est-ce donc pas une hontede vendre notre plomb à la France et à l'Espagne , notre cui\re àla Hollande et à Venise , pour acheter ensuite bien cher, à ces mê-mes pays, le plomb transformé eu blanc d'Espagne , et le cuivreen vert de Venise ? Est-ce que notre bois, notre sable, nos cendres,ne sont pas aussi bons que ceux de France ou de Venise pour fa-briquer des cristaux? Il en est de même de beaucoup d'autres
(1) Phit. Oefen, part. II, c. lxxxii, p. 125.
(2) Bereitet von fliïssiger Sand-Potl-Asche und Kobolt , Explicat. Miraculinmndi, p. 187.
(3) Teutschlayids Wohlfart, etc., p. 310 et 441. « Le nitre peut être, «lit-il, en-semencé , cultivé comme les fruits des champs; une petite quantité peut sen ird o ferment à une immense étendue de terrain qui ne tarde pas à se recouvrir denitre ; de même qu’un peu de levure de bière fait fermenter une prodigieusequantité de pâte. »