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niSTOIKE DE LA CHIMIE.
scnic et d’antimoine, où il était facile d'incorporer clandestinementde l'or ou de l’argent (l).
Poursuivons l’analyse des diverses questions sur lesquelles la sa-gacité de kunckel a jeté quelque lumière.
Rubis artificiel (verre rouge). Ici encore nous voyons Itoyle etKunckel s'occuper de la même question, et arriver, à l’insu l'un del’autre, presque aux mêmes résultats. Laissons le dernier raconterl’histoire de la découverte du rubis artificiel : » L’honneur de cettedécouverte revient, dit-il, à notre siècle ; car les verres rouges desanciens ne sont que des verres peints d'un seul coté: lorsqu'on lesracle, on voit au-dessous de cette couche un verre grossier verdâ-tre. Voici comment se lit cette découverte : Il y eut un docteur enmédecine, nommé Cassius, qui avait trouvé le moyen de précipiterl'or par l'étain præcipitatio sotis cum Jove), ce dont Glaubcr lui adonné peut-être la première idée. Ce docteur avait essayé, mais envain, d'incorporer ce précipité dans le verre. Moi, qui en avais en-tendu parler, je me mis à faire également des essais de ce genre,et je réussis à obtenir du verre d'un beau rouge ; la couleur s’étaitcomplètement identifiée avec le verre. Le premier de ces verresainsi fabriqués, je l’offris à l'électeur Frédéric-Guillaume , monprince et seigneur, qui m'envoya 100 ducats de récompense. Peude temps après, le prince-archevêque de Cologne me chargea de luifaire un calice de verre rouge d'un pouce d’épaisseur. Je me mis àl’œuvre, et je réussis. Ce calice était très-beau, et pesait vingt-quatrelivres. Je reçus, en récompense, la somme de 800 thalers. L’électeurde Saxe lit présent de quelques-uns de ees verres à la reine Christine,qui séjournait alors à Home ; et bientôt l’usage de ces verres se ré-pandit, mais seulement parmi les grands seigneurs ( 2 ). »
Avant Kunckel, on savait déjà que l’or est susceptible de commu-niquer à la pâte vitreuse une belle couleur rouge (3) ; mais on n’avaitpas encore songé aussi sérieusement à utiliser ce fait dans l'in-dustrie.
Fermentation et putréfaction. «La putréfaction et la fermenta-
( 1 ) Yollstaendiges laboral ., p. 570.
(2) Ibid., p. 590.
(3) Yoy. p. 106, 167 et 197 de ce volume.