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Tome deuxieme.
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niSTOTBE DE LA CIUMIE.

mais encore des feuilles de vigne, de mûrier, de tamarin, etc. Il ap-pelle également tartre (larlarum) le sel d’oseille, qui, commel’on sait,contient la même base, mais combinée avecun acide différent (acideoxalique) de celui du tartre (acide tartrique). Pour faire, dit-il, dutartre bien acide, il faut exprimer le suc de l'oseille ( acelosa ), et leclarifier avec du blanc d’œuf. Cela fait, il faut filtrer la liqueur, l’é-vaporer, redissoudre le résidu dans l’eau bouillante, et l’abandonnerà la cristallisation. C’est la première fois qu’il est ainsi question dusel d’oseille (l).

Hydréléologie. — On est surpris de voir avec quel soin on savaitménager la température, varier les degrés de chaleur, par l’emploides bains de sable, de cendre, d’huile, d’eau, etc., dans la dis-tillation des essences et d’autres produits vaporisables.

La fermentation est définie un mouvement intime des parti-cules élémentaires qui tendent à se grouper dans un ordre diffé-rent, pour donner naissance à un composé nouveau. Il est impos-sible de donner de ce grand phénomène, auquel se rattache toutela chimie organique, une définition à la fois plus élevée et plusvraie.

Selon les alchimistes, tous les corps de la nature sont suscepti-bles d’éprouver la fermentation. En restreignant cette opinion, Salasoutient que la nature des métaux, qui ne sont pas des êtres vivants,répugne à toute fermentation, et qu’il est impossible d’en retireraucune quintessence (2).

C’était là en quelque sorte avouer implicitement que les métauxsont des corps simples, puisque la fermentation n’est que la sépara-tion des éléments tendant, par un mouvement intime, à se grouperdans un autre ordre.

Les bières qu’on fabriquait en Allemagne du temps de Sala pa-raissent avoir été en général beaucoup plus riches en alcool qu’ellesne le sont aujourd’hui ; car la célébré bière de lîernburg ( duchéd’Anhalt ) contenait environ IG pour 100 d’alcool. L’auteur ajouteque c’est à peu près la proportion que renferment les vins d’Espa-gne , et que c’est pourquoi la bière de Beruburg est si enivrante ( 3 ).

(1) Sect. Il, c. 4, p. 138.

(2) Sect. IV, c. 5, p. 96.

(3) Sect. IV, c. 7, p. 98.