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Tome deuxieme.
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TROISIÈME ÉPOQUE. 219

On sait que la bière double anglaise contient à peine 4 à 5 pour 100d’alcool.

Le cidre de Normandie (zithus in Normandia) , consistant dansle suc fermenté des poires ou des pommes, est, selon l’auteur,également riche en eau-de-vie (l).

11 y a dans l’hydréléologie un chapitre spécialement consacré àla préparation de l’eau-de-vie de grain (2).

Tous les habitants des contrées du Nord savent, y est-il dit, fairede l’eau-de-vie avec le fruit des céréales. A cet effet, ils se serventdu blé tel qu’il convient à la fabrication de la bière; après l’avoirgrossièrement moulu, ils le jettent dans une cuve, y versent del’eau tiède, et remuent cette pète demi-liquide avec des spatules; ilsy ajoutent de la levure de bière, et abandonnent le tout à la fermen-tation. Il faut, ajoute l’auteur, avoir quelque habitude de la chosepour savoir quand la fermentation est parfaitement accomplie, etquand il est opportun de soumettre la matière à la distillation pouren retirer l’eau ardente (alcool).

La fabrication de l’eau-de-vie de grain était, déjà avant laguerre de trente ans (avant l’année Ifiis), une branche d’industrieimportante dans le district de Magdebourg et surtout dans la villede Wernigerode (Ilarz), appartenant alors au domaine des comtesde Stollberg .

Il n’est pas indifférent, en botanochimie , de traiter les racines,les tiges, les feuilles, les fruits des plantes , par l’alcool, ou parl’eau ; car il y a des cas où l’une de ces menstrues est plus apte quel’autre à se charger des principes qui affectent le goût ou l’odorat;en général, l’alcool se pénètre mieux que l’eau du principe odorant(huile essentielle), et l’eau dissout mieux le principe amer.

Cette idée, portant le cachet d’un observateur sagace, se trouveexposée avec une admirable clarté, et appuyée sur des données posi-tives, dans un appendice à Y hydréléologie (3).

Anatomie de Vantimoine. — Aucun médecin n’avait, avant Sala,autant insisté sur les précautions infinies avec lesquelles il importe

(1) Sect. IV, c. 8, p. 98.

(2) sect. IV, c. 9.

(3) opéra omnia, p. 102 ( édit. Francf., 1647).