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Tome deuxieme.
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TROISIÈME ÉPOQUE. ^05

mercure, et en l’arrosant d’eau. Il avait entrevu l’existence de l'a-cide tartrique en traitant le tartre cru par l’acide vitriolique (i). Lesel calcaire qui se dépose dans les chaudières oii l’on concentre deseaux salées, pour la préparation du sel commun, était, selon lui,un résultat de transmutation, et un indice que les sels se composentd’une substance terreuse subtile], et d’eau.

Théorie du phlogistique.

Le germe de cette théorie célèbre, dans laquelle se sont égarésles meilleurs esprits, se trouve dans les écrits de Ilecher. S'empa-rant de l’idée du maître, Stahl la développe dans différents endroitsdoses ouvrages, sans cependant lui donner cette importance qu’yattachèrent plus tard ses nombreux disciples.

Qu'est-cc que le principe impondérable du feu? Qu’est-ce que lecalorique? Est-ce un élément qui entre dans la composition de tousles corps? (les questions, qui même aujourd'hui sont loin d’êtrerésolues, occupaient beaucoup autrefois les chimistes. Voici la ré-ponse de Stahl et de ses disciples :

Ec feu (calorique) se présente dans deux états différents : t° àl'état de combinaison; 2 ° à l'état libre. Tous les corps renfer-ment en eux leur principe de combustibilité ; c’est le feu fixé oucombiné qui les rend combustibles ; c’est ce feu, ce principe com-bustible, ainsi fixé ou combiné, que Stahl appelle phlogiston , defXo-, flamme. Or, ce principe 11e devient appréciable à nos sensqu’au moment où il quitte ses liens et se dégage d’un corps quel-conque. U reprend alors ses propriétés ordinaires, que tout le mondeconnaît; il constitue le feu proprement dit, accompagné de lumièreoude chaleur. La combustion n’est autre chose que le passage du feucombiné (phlogistique ) à l’état de feu libre. Tous les corps se com-posent donc, en dernière analyse, d'uu principe inflammable ouphlogistique, et d’un autre élément qui varie suivant les espèces.Plus un corps est combustible ou inflammable, plus il est riche enphlogistique. Le charbon, les huiles, la graisse, le soufre, le phos-phore, etc., sont les substances les plus riches en phlogistique, etsont les plus propres à communiquer ce principe inflammable àd’autres qui en manquent.

(1) Spécial. Becch., p. II, p. 132.