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cision presque mathématique îles faits. Mais ce n’est pas seulementcomme savant, mais encore comme homme, que Bergmann com-mande notre respect. Ne songeant point à rapetisser le mérited’autrui, sans orgueil, ami dévoué, laborieux, il n’a jamais euen vue que l’intérêt de la science, auquel il sacrifia sa vie.
Torbern Berginann naquit le 20 mars 17 35, à Catherineberg,en Suède . Son père, receveur des finances de l’endroit, l'envoyafaire ses premières études dans l’institut de Skara . Muni de cesconnaissances préliminaires, le jeune Bergmann se rendit, à l’âgede dix-sept ans, à l’université d’üpsal. Il s’y livra avec ardeur àl’étude des mathématiques et de l’histoire naturelle. Ses premierstravaux (1) lui valurent l’estime de ses maîtres, et, en lîôs, unechaire d’histoire naturelle. 11 publia vers la même époque plu-sieurs mémoires d’histoire naturelle (sur l’insecte de la noix degalle;—sur les larves des insectes;—sur les abeilles;—sur lessangsues), qui attirèrent l’attention de Linné , dont le nom étaitdéjà célèbre dans toute l’Europe.
Il découvrit, dans ses recherches sur les sangsues, que le coccusaguaticus, dont la nature n'avait pas été déterminée par Linné ,n’était autre chose que les œufs d’une espèce particulière de cesannélides ( hirudo monoculata ). On raconte que cet illustre natura-liste écrivit au bas de la dissertation de Bergmann (De cocco agva-tico sive hirudine octoculatn ) : Yidi et obstvpui.
En 1761, Bergmann fut nommé professeur de mathématiques ; soncours public d’algèbre ne l’empêcha pas de poursuivre ses travauxd’histoire naturelle , de physique générale, et de s’initier en mêmetemps dans la chimie. Trois ans après, l’Académie royale des sciencesde Stockholm l’admit dans son sein. Après la mort de AVallerius, iléchangea, en 1767, la chaire de mathématiques contre celle de chimieet de minéralogie (2). A partir de ce moment, il se livra entièrement àl’étude de la chimie, qui devint sa science de prédilection. Tous sesefforts tendaient à faire pour la chimie ce que son grand compa-
ti) De crepusculis , dissertatio aeademica, quam præside Strœmer, publiéedéfendit; Upsal., 1755. —De interpolatione, dissertatio,quant présideFerner,publiée défendit; Upsal., 1758.
(2) On rapporte que ses compétiteurs ayant fait valoir qu’il ne devait pointsavoir la chimie, parce qu'il n'avait jamais rien publié sur eetle science , il serenferma pendant quelque temps dans un laboratoire, et en sortit avec unmémoire sur la fabrication de l'alun.