86 TRAITÉ COMPLET
viron trente-deux centimètres ( un pied ) plusou moins. Lorsqu’on a retiré la terre , on faitune première couche de litière ou paille longue,sur laquelle on met des feuilles , des herbes ,du marc de raisin ou de pomme , qu’on veutemployer. On marche sur ce premier lit, pourle tasser ; on en fait un second , qu’on piét'ineégalement, et on y met du fumier à demi-consommé , de cheval , de vache , etc. (ce der-nier , seul, ne donnerait pas autant de cha-leur ). Lorsque ce fumier est bien piétiné et setrouve de niveau avec le terrein, on plante àchaque angle du fossé , et tout le long , despiquets pour soutenir le fumier qui va faire lacontinuation de la couche extérieure.
Si le fumier et la litière qu’on a employéssont trop secs , on les arrose convenablement,sans excès , afin que l’humidité puisse établirla fermentation.
L’usage où sont quelques jardiniers de faireleur couche tout de suite , paraît vicieux , sur-tout si le fumier est trop humide. Cet excèsd’humidité a pour les plantes les plus mauvaisrésultats. On doit s’en apercevoir aux vapeursdont elles sont inondées, et qui couvrent lesvitres des châssis, ou l’intérieur des cloches.
Je pense donc qu’il est utile, dans ces sortesde circonstances , de laisser dissiper cet excès