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Tome premier.
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SUR LES PÉPINIÈRES. 99de branches, comme on le pratique pour but-ter le céleri. Couvertes de terre, ces branchess’enracinent, et on les sépare de la mcre , 1 an-née suivante. C’est de celte façon que les pé-piniéristes se procurent des coignassiers (i) ,des sauvageons de pommiers - paradis et dedoucin , etc. On en voit des champs entiers auxenvirons de Paris , sur-tout dans les vallons,entre 'Fontenai-aivx-B.oses , Sceaux et Bourg-l’Egalité , etc. Il est très-aisé de s’en procurerchez soi, en coupant ras de terre un coignas-sier, un pommier-paradis, ou un doucin au-dessous de la greffe.

E’autre manière de marcotter se fait éga-lement avec de grosses mères , dont le tronces t à la surface de la terre. On fait un fossétout autour , de la profondeur d’environ unpied, on choisit les branches qui ont le plusde vigueur. Oncles plie jusqu’au fond, ou onles assujétit avec des crochets de bois, et oules recouvre de terre ; ou redresse la partie desblanches qui en sort; ondes soutient avec des

(i) M. Lemoine dit, pag. 46 de son Manuel duPépiniériste , que l’usage ordinaire est de faire autour'les mères de coignaissier uiic petite fosse de sept à

it pouces , dans laquelle on couche toutes ces bran-dies , en les coudant ou tordant. Il n’ai jamais vu sansdoute des mères de coignassicr dans aucune pépinière.