100 TRAITÉ COMPLETtuteurs, pour leur donner une direction verti-cale , et on les arrose au besoin.
Il faut avoir le soin de supprimer toutes lespousses qui sortent du tronc de la mère, horsde terre ; elles affameraient et épuiseraientmême les marcottes.
C’est ainsi qu’on marcotte les tilleuls, lesmûriers, les ormes à large feuille, les peu-pliers de la Caroline, etc. Quelques personnesétêtent les branches à deux pouces de terre ,pour fortifier les racines; d’autres pour lesbois blancs et poreux, ne prennent pas cetteprécaution , et s’en trouvent presque aussibien.
Tous les arbres ne sè marcottent pas avecautaut de facilité que ceux que je viens denommer. Mais alors, à la partie de la branchequi touche au fond de la tranchée , il faut faire,à côté d’un oeil, une incision transversale jus-qu’à la moelle. On fend ensuite la branche aumilieu , en remontant jusqu’à la hauteur devingt-sept ou de trente-trois millimètres ( d’unpouce ou quinze lignes ). On met un morceaude bois, ou tout autre chose , pour que cesparties ne se rejoignent pas. Il résulte néces-sairement de cette opération , une solution decontinuité qui empêche la libre circulation dessèves ascendante ét descendante. Il se forme