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Tome premier.
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IIO TRAITÉ COMPLETces bourrelets, plus on se ménage des succès;Il faut donc, dans les arbres qui ne prennentpas facilement de bouture , choisir les branchesqu’on destine pour cet objet , et à l’époquede la seconde sève’, les serrer dans le bas avecde la ficelle. Cet obstacle qu’on oppose à lacirculation , nécessite un double bourrelet. Si,au lieu d’une forte ligature, on en fait deuxou trois , on augmente la cause de la produc-tion des racines. Il est bien peu de bouturesqui, traitées ainsi, avec du soin et de l’in-telligence, ne réussissent, en les plantant versla fin de vendémiaire, lorsque les feuilles sonttombées ou flétries. La reprise m’en paraît en-core plus assurée, si on a eu la précaution deconserver au bas un peu de bois de l’annéeprécédente.

Je crois devoir rappeler, pour ceux qui n’ontpas mon ouvrage sur les arbres fruitiers pyra-midaux , une expérience sur des boutures , queje fis en 1783.

Je coupai , au, mois de févrierplusieursbrandies de l’année, qui avaient poussé à l’ex-trémité de mes poiriers. Je les laissai tremperdans l’eau , pendant plusieurs jours, et fisouvrir une tranchée de la largeur et profon-deur d’un fer de bêche. Je fis avec de la ficelledeux fortes ligatures au bas de ces branches,