Ïl8 TRAITÉ COMPLETcet égard des propriétaires qui ont été à por-tée de faire chez eux la comparaison, et d’eftéprouver la différence. Cette observation nedoit déplaire à personne. Chaque pays a sesproductions plus ou moins parfaites. Quant auplant ramassé dans les forêts , j’en ai rarementretiré des avantages en pépinière. Je ne le croisbon à employer , que pour planter des re-mises , des bois, ou garnir des clairières, qu’onne peut pas remplir avec des marcottes.
Si je n’écrivais que pour quelques particu-liers , ou pour un seul climat, je ne parleraisque des semis ou des plants qui peuvent leurconvenir. Mais j’ambitionne un genre d’utilitéplus étendue. J’ai donc dû m’occuper de toutce qui peut devenir un objet de plantation ,
cidre. Je l’ai semé avec soin. Il n’a pas venu aussibeau que celui qui e'tait avec sa pulpe , cqu’on nommele marc, dans ce pays-là.
M. Lemoine a critique' cette pratique , avec sou éru-dition ordinaire, il veut qu’on lave le marc, pour euextraire le pépin.
Il ignore que si ce procédé' est possible pour lespommiers, dont le pepiu va au fond, et le marc sur-nage , cette pratique ne peut avoir lieu pour les poi-riers , dont la pulpe se précipité au fond , avec lepepin. Il n’y a d’autre ressource à cet égard que datriçr le pepiu de poire J ce qu’il ignore.