SUR LES PEPINIERE S. 22 J» aveugle l’avait perpétuée parmi nos manou-» vriers, qui reviennent tous les jours de ce» préjugé barbare.
» S’il est une vérité physique , qui puisse» approcher de la démonstration , c’est celle» qui établit la nécessité de conserver aux ar-» bres leurs raciues et leur pivot. Tous les» naturalistes , Haies à leur tête , sont d’avi&» que chaque branche a une racine correspon-» dante ; que le pivot correspond directement» à la tige, dont elle n’est que la continua-» tion , et qu’elle périrait par la suppression
* de ce pivot, si la nature, encore plus fé-» conde que la serpette de la routine n’esü» destructive, ne se livrait à un nouveau tra-
* va ^ » pour réparer le tort qu’on a fait à la» tige.
«Etc est le prunier qu’il choisit de préfé—» rence, pour en supprimer le pivot? D’où» vient que nos jardins sont continuellement» couverts de rejetons de pruniers , qui épui-» sent les greffes qu’ils ont reçues ; c’est pré-« cisement parce qu’on leur a coupé la racine« pivotante , et qu’on les a greffés sur des su-
* i ets c l u * ) n’ayant que des racines latérales ,
* labourent la terre en tout sens, et la per-
* cent facilement, pour se développer en ra-
* Rteaux,.