SUR LES PÉPINIÈRES. 245•n remontant vers le tronc, se trouvant arrê-tée au point où il s’est formé un angle , porte«on action à produire des racines.
Concluons de là que, de ce que Duliamel n’aparlé que de circonstances particulières où ondevait supprimer ou raccourcir le pivot, on atort de prétendre faire une règle générale pour,1e couper dans tous las cas et abroger les ra-cines.
. Je termine ces observations par une qui nelaisse pas d’avoir du poids; c’est qu’il n’est pasde marchand d’arbres qui ne se fasse un mé-rite de vous offrir, lorsqu’il le peut, des ar-bres dont toutes les racines sont bien conser-vées , et qui ne s’empresse de vous en faire laremarque; donc il croit, ou veut vous persuaderque la conservation des racines du pivot estutile.
La seule circonstance où l’on peut se per-mettre de les rafraîchir , est lorsqu’on est as-suré qu’elles sont mortes; mais il ne faut pasle croire trop légèrement. Elles cessent de pa-raître dans cet état, lorsqu’elles ont trempéquelque tems daus l’eau. D’ailleurs, à la ri-gueur, ce retranchement n’est pas même né-cessaire. J’ai affecté de planter des arbres , sanscouper quelques racines entièrement desséchées;ils ont bien repris, et sans accident; je m’en