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Tome troisième.
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120 TRAITÉ complet

Cet oliviér , qu’on cultive sur-tout le long duRhône , paraît une sous-variété dégénérée dela précédente. Le fruit est plus petit, parfaite-ment ovoïde; il se fonce plus de violet noir , etrougit moins en fermentant. Comme le noyauest gros relativement au volume de l’olive , onen tire peu d’huile , mais elle est bonne.

Les variétés des moureaux et morelettes sonttrès-multipliées , et ont différentes dénomina-tions suivant les pays , ou la grosseur des fruits.

5. L’Olinière , en languedocien Oulibiero,ou Gaj.iningo ( O Le a media , oblonga , angu—losa Magn. )

Cette variété est peu cultivée à Montpellier ;on n’en fait pas autant de cas que dans les envi-rons de Beziers , parce que son huile est gros-sière et dépose beaucoup. Elle a l’avantage derésister plus au froid que d’autres variétés , etcette considération est faite pour fixer l'intérêtdu propriétaire.

Ses rameaux sont blanchâtres , cotonneux ;ses feuilles sont longues , pointues , quelquefoisobtuses. Le fruit, que quelques cultivateursappellent taurine, est gros, porté sur un longpédicule , allongé , et a une côte dans toute salongueur. Sa peau est rougeâtre, et tiquetée depoints moins rouges.

6.