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fiompre cette circulatiou de l’auge à la chau-dière, la résine vient presque aussi jaune quela cire. Quand elle a acquis cette couleur, etqu’elle est bien cuite, on la Tait filtrer au tra-vers d’un peu de paille, dans une autre auge,d’où elle va se rendre dans des moules pra-tiqués dans le sable, pour se former eu pains.
Outre ces produits retirés des pins , il sorthaturellement de leur écorce des gouttes derésine, qui se dessèchent, et forment desgrains que l’on emploie au lieu d’encens dansles églises de campagne, et que les marchandsde mauvaise foi mêlent avec l’encens du Le-vant. Cette espèce d’encens annonce le dépé-rissement de l’arbre.
Les pains de résine jaune pèsent ordinaire-ment depuis i5o jusqu’à 200 livres chacun.On ramasse avec soin la paille qui a servi àfiltrer la résine, tdiis les morceaux de bois etles lénifies qui en sont imbus; on peut enfaire du noir de fumée ou du noir à noircir,ou les réserver pour les mettre dans lesfourneaux à goudron : mais aux environs deBordeaux , on les brûle dans des fours; et, se-lon que le feu est conduit, ou que l’on faitcuire plus ou moins la résine qui en découle,on obtient une matière résineuse plus ouTome 11, 20