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dans tm petit nombre de plantes, et semblent ac-cidentels dans le règne végétal ? Comment fixer ledegré de généralisation que mérite telle ou telleobservation ? Comment, enfin, tirer des théoriesgénérales la moindre conséquence pratique ? Ilexiste donc une seconde branche de la science ,toute aussi importante que la première , c’est l’artde distinguer les végétaux les uns des autres.
Ici deux routes se sont offertes aux Naturalistes :la méthode naturelle, qui tend à placer chaque êtreau milieu de ceux avec lesquels il a le plus grandnombre de ressemblances importantes; la méthodeartificielle, qui n’a d’autre but que défaire recon~noître chaque végétal et de l’isoler au milieu durègne. La première , qui est une véritable science,doit servir de base immuable à l’anatomie et à laphysiologie; la seconde, qui est un art d’empy-rique, peut bien avoir quelques commodités dansla pratique, mais ne sauroit agrandir le domaine:des sciences, et offre une multitude indéfinie decombinaisons arbitraires. La première, ne visantqu’à la vérité, a établi ses bases sur les organesles plus importans à la vie des végétaux, sans con-sidérer si ces organes sont faciles ou difficiles à ob-server; la seconde, ne tendant qn’à la facilité, aétabli ses divisions sur les organes les plus appa-rens et les plus faciles à étudier.
Faute d’avoir bien senti les différences essentiellesqui existent entre ces deux méthodes, la plupartdes Botanistes ont embrassé exclusivement l’un oul’autre de ces moyens d’arriver au but, et tous sem-bloient avoir oublié que l’une et l’autre de ces mé-thodes ont leurs avantages, et que leur réunionpourroit concilier la vérité et la facilité. La Flore
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