( vîl, ‘ }
française est le premier ouvrage où l’esprit de cesdeux me'thodes ait été nettement distingué , et oùl’on ait présenté un moyeu facile d’arriver à lavérité, en annonçant d’avance que ce moyen étoitartificiel : j’ai cru qu’on atteindroit de plus près encoreau même but par une autre disposition qui paroît,au premier coup-d’œil, une simple convenance de ty-pographie, mais qui tient en réalité aux bases mêmesde la logique de la Botanique. J’ai tenté d’employerla méthode artificielle comme clef de la méthodenaturelle. En conséquence, j’ai divisé cet Ouvrageen deux parties; l’une artificielle, destinée à faireconnoitre les noms des plantes de la France ; l’autrenaturelle, destinée à faire connoitre, autant qu’ila été en mon pouvoir, la structure, l’histoire et lesrapports de ces mêmes plantes.
Quant à la méthode artificielle , j’ai, sans hésiter,donné la préférence à celle que vous avez ima-ginée , et qui consiste à conduire l’élève au nomde la plante, en le forçant toujours à choisir entredeux caractères contradictoires (i) : dans cette mé-thode analytique, je ne me suis permis que leslégers changemens nécessités par l’augmentation dunombre des plantes décrites. Là , d’après votreexemple, j’ai cherché à faire distinguer les plantesd’après les caractères les plus faciles et les plusappareils ; et lorsque ces caractères n’étoient pasconstans, j’ai tenté de prévoir leurs aberrations etde faire arriver au même nom par différentesroutes; mais cette facilité dans la distinction desplantes, est très - différente dans différentes fa-milles : dans quelques-unes, telles que les crucifères ,il est impossible de distinguer les genres sans l’exa-
(i ) J* oyez l’Expositiou détaillée de celle méthode , l.I.p.?t).