Enfin, une dernière cause qui tend à augmenterbeaucoup le nombre des plantes de la France , c’estl’accroissement rapide du nombre des cryptogamesconnues; cette partie de la Botanique a ète' commecréée depuis vingt-cinq ans par les découvertes deHedwig, Hoffman, Bulliard, Persoon, Vaucher ,Acharius , et plusieurs autres Botanistes ; sa marcheest même tellement rapide, que malgré le soinavec lequel j’ai cherché à mettre cet Ouvrage auniveau des connoissances modernes, je vois déjà,depuis trois ans que cette partie est imprimée ,qu’on a fait de grands progrès dans quelques points,notamment dans la famille des lichens. Dans toutela cryptogamie, je n’ai indiqué les localités qued’une manière générale, parce qu’il est très-pro-bable que les mêmes cryptogames se trouverontdans presque toutes les parties de la France , lors-qu’on les étudiera avec soin.
Dans la rédaction d’un ouvrage général, la cryp-togamie présente une difficulté particulière : c’estl’impossibilité de conserver, et conséquemment decomparer entre elles les espèces de certains genres :dans cette partie de mon travail, j’ai été forcé d’in-diquer quelques plantes que je n'avois pas sous lesyeux, et je me suis fié à deux observateurs dontl’exactitude m’est bien connue, Bulliard pour leschampignons charnus, et Vaucher pour les alguesd’eau douce ; à l’exception de ces deux parties, jeme suis imposé la loi de n’indiquer dans la Florefrançaise aucune plante, à moins de l’avoir actuelle-ment sous les yeux. J’ai donc omis volontairementdes espèces décrites dans des Flores particulières ;cette omission a quelque inconvénient, je le sais ,mais elle a aussi l’avantage d’éviter les doubles em-plois , et de donner à cet Ouvrage un plus grand