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Tome premier.
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10 DISCOURS

i>données; nous venons avec quelque surprise quils ont eu» tous en vue de comprendre dans leurs méthodes généralement«toutes les espèces de plantes, et quaucun deux na parfaitc-»ment réussi ; il se trouve toujours dans chacune de ces-«thodes un certain nombre de plantes anomales dont lespèce«est moyenne entre deux genres , et sur laquelle il ne leur a«pas été possible de prononcer juste , parce quil ny a pas plus«de raison de rapporter celte espèce à lun plutôt quà lautre«de ces deux genres : en effet, se proposer de faire une-«tliode parfaite, cest se proposer un travail impossible; il«faudrait un ouvrage qui représentât exactement tous ceux de«la Nature; et au contraire, tous les jours il arrive quavec«toutes les méthodes connues, et avec tous les secours quon«peut tirer de la Botanique la plus éclairée, on trouve des«espèces qui ne peuvent se rapporter à aucun des genres corn-«pris dans ces méthodes, etc. (i)» ,

11 eût été cependant bien avantageux, pour faciliter léludede la Botanique , davoir des genres bien laits et déterminéspar des caractères certains et à labri de toute équivoque, afinde nêtre pas obligé de donner à chaque plante un nom parti-culier , ce qui surchargeroit infiniment la mémoire ; et afin defaciliter lanalyse, qui me paroît être le seul moyen que lonpuisse employer pour parvenir à la connoissance dune planteou de tout autre objet appartenant à lHistoire Naturelle.Mais il falloit pour cela, regarder ces genres comme artificiels,et navoir aucun égard aux rapports des plantes en les formant ;car on sait que lon peut souvent rapprocher un très-grandnombre de plantes par des rapports assez marqués , sans pou-voir les circonscrire par des caractères déterminés et tranchans.

Malheureusement les choses , meme encore à présent , sontvues sous un aspect tout-à-fait différent. La formation des genrespar les Botanistes modernes doit être plutôt regardée commeune recherche sur les rapports des plantes, que comme unmoyen de les connoître et de les indiquer sans erreur.

Quand je dis quil ne faut pas avoir égard aux rapports desplantes dans la formation des genres , qui , selon moi , nepeuvent être quartificiels ; je ne prétends pas pour cela donnercomme genres des assortimens bizarres, la loi des rapports

(i) Ilisl. Niat. premier Discours, page îS et siuV.