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Tome premier.
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26 DISCOURS

plante observée; et lon sent combien une pareille recherche

devient pénible et ingrate dans une multitude de cas.

Mais si louvrage dont je parle contenoit deux grandes di-visions, la première attention de lobservateur seroit dexami-ner les titres de ces divisions, pour se déterminer en faveurde lune ou de lautre , daprès linspection de la plante; et lechoix étant fait, il seroit encore obligé de faire ses recherchesparmi cinq mille descriptions, au risque de les lire toutes si saplante se trouvoit la dernière. Il est inutile daller plus loinpour faire voir que le travail, tout compensé, sabrégeroit àproportion que les divisions seroient plus nombreuses; et cestici une de ces propositions dont le simple développement suffitpour les démontrer.

Jajoute maintenant que lon ne peut, en Rotanique, ni pro-bablement dans toutes les autres parties de lHistoire Naturelle,faire une seule division nette et tranchante, qui ne rompe quel-que part des rapports très-marqués, d il faudra conclurequun système ou une méthode qui renferme nécessairementun certain nombre de divisions, ne peut être un ordre naturel.

Cest principalement de lobservation que lon peut déduirela preuve delà proposition précédente. Or, jai fait des recher-ches sur tous les caractères possibles, et je puis assurer quilne sen est trouvé aucun qui ait soutenu lépreuve.

La division tirée des feuilles séminales ou des cotylédons ,qui paroît dabord assez naturelle , offre cependant un grandnombre de séparations frappantes; elle écarte considérablementles nlisma et le sagillaria du genre des ranunculus , avec le-quel ces plantes ont plus de rapport quavec les joncs et lesgraminées. Le ranunculus glacialis même se trouve alors re-jeté très-loin de son genre, étant monocotjlèdon , comme jaieu occasion de lobserver il y a quelques années au Jardin duRoi. M. Linné indique les melocactus de M. de Tourricfortcomme monocotylédons , et les opuntia du même auteur ,comme dicotylèdons , quoiquil croie devoir réunir ces plantessous un même nom générique , tant leurs autres rapports sontsensibles. M. de Jussieu , de son côté , place au Jardin royal ,dans la division des monocotylédons , Yorobanchc , le lallirœa,Yulricularia et le pinguicula , quil sépare des labiées persou-nées pour les placer entre les fougères et les mousses. Il rangeaussi dans la même liguée le genre du menianthes qui sc trouve