82 PRINCIPES DE IÎÜTANIQÜ E.Nature semble avoir particulièrement soigné la conservation ; sa»voir, le froment, le seigle et l’orge , qui poussent chacune troisradicules (pl. 11 , f. 8, b). Ce nom de radicule est aussi ap-pliqué, par extension, aux petites racines qui naissent ordinai-rement le long des tiges des plantes grasses, des plantes ram-pantes (pl.2, f. 6), et à l’extrémité de quelques feuilles de fou-gères on de gouets exotiques. Après la germination, la radicules’enfonce verticalement en terre ; dans les arbres et les grandespilantes, elle ne se ramifie point, et prend le nom de pivot;dans les herbes annuelles , elle se divise à son extrémité ; sontronc porte alors le nom de corps de la racine , et ses dernièresramifications, lorsqu’elles sont très-menues et très-mulliphe'es ,prennent le nom de chevelu. Il est probable que ces ramifica-tions des racines suivent quelque ordre régulier; mais on n’a puencore le reconnoître que dans un très-petit nombre de pilan-tes ; et dans ces cas, l’ordre des divisions s’est trouvé différent decelui des branches. Ainsi, par exemple , les radicules du mapn-thème à deux feuilles sont verticillées; celles du haricot commundisposées sur quatre rangs , etc.
47. La racine remplit deux fonctions importantes piour la viedu végétal, savoir, de le fixera la terre et de pomper sa nourri-ture ; quelcpues-unes semblent réduites à l’une de ces fonctions.Ainsi les racines , ou plutôt les crampons avec lesquels lesvarecs adhèrent aux rochers , ne servent qu’à les fixer; les ra-cines des pilantes flottantes , telles que les lenticules , ne serventqu’à pompier leur nourriture; mais la piresque totalité des ra-cines remplit ce double emploi. Quant au piremier point , on re-marque en général que la grosseur des racines est jiroporlion-nelle, d’un côté, à la grosseur de la plante , et de l’autre , à lamobilité du sol; quant au second, il faut observer que les ra-cines ne pompent que par leurs dernières extrémités, commeDuhamel l’avoit soupçonné en voyant les gros ormes épuiserdavantage le terrein à l’extrémité de leurs racines qu’à la basede leur tronc, et comme M. Senebier l’a prouvé par des expé-riences directes. La structure entière des racines , qui va en sedivisant à l’infini, semble destinée à multiplier les extrémités,c’cst-à-dire, lespioints d’absorpition. Le nombre des racines ca-pillaires s’accroît beaucoup , lorsqu’une racine se trouve dansun filet d’eau courante; il s’augmente aussi lorsqu’on coupel’extrémité d’une racine principale.