SG PRINCIPES DE BOTANIQUE,les feuilles des arbres el d’un grand nombre d'herbes ; il en estd’autres où les deux surfaces sont presque Semblables, et ontun égal nombre de pores corticaux. Quelques-unes enfin n’ontde pores corticaux qu’à la surface supérieure : telles sont lesfeuilles qui flottent sur l’eau, comme celles des nénuphars. Aureste, quelle que soit la structure des feuilles, la destinationde leurs deux surfaces est tellement prononcée , que si on lesretourne , elles reprennent d’ellcs-mcmes leur position natu-relle , et si par une force supérieure on les fixe dans cette situa-tion inverse, elles périssent au bout de peu de temps.
5/j. Ea feuille, avons-nous dit (5i ,5s), est l’épanouissementd’une fibre ; celte fibre est composée (q) de vaisseaux qui sont tou-jours continus avec ceux de la tige, et de tissu cellulaire à cellulesalongécs ; quelquefois ce tissu cellulaire est continu avec celuide la tige , quelquefois il en est distinct : dans le premier cas ,je dis que la feuille est continue ou adhérente (adhœrens);dans le second, qu’elle est articulée (arliculatum). Cette dis-tinction , jusqu’ici négligée , est très-importante , car l’histoirede ces deux classes de feuilles est fort différente : les feuilles ad-hérentes ne tombent qu’avec le rameau ou la tige qui les porte ;les feuilles articulées tombent d’elles-mêmes au bout d’un cer-tain temps : les feuilles de cette dernière espèce ne se trouventque parmi les dicotylédones; elles sont presque toujours pétio-lécs. Nous retrouverons cette même division dans plusieurs au-tres organes : tels que les parties de la lige, les pédoncules,les feuilles du calice , les pétales , les parties des fruits.
55. La même distinction (5/j) s’applique aux différentes par-ties de la feuille; quelquefois les nervures, même lorsqu’ellessont dénudées de parenchyme, sont continues dans toute leurlongueur, et alors la feuille ne forme qu’un seul tout : elle estsimple ( simplex ). Ailleurs , les nervures ou les pétioles offrentçà et là des articulations, c’est-à-dire, des lieux où le tissu cel-lulaire cesse absolument d’être adhérent, et où la feuille se sé-pare d’elle-même en plusieurs pièces, sans déchirement : on ditalors qu’elle est composée ( compositum ). Ce dernier ternie estsouvent mal-à-propos appliqué aux feuilles lobées. Ainsi, parexemple, les feuilles des fougères et des ombcllifères ne sontpoint composées, mais lobées; les feuilles des haricots et desmarronniers sont composées : il n’y a de feuilles composées queparmi les dicotylédones.