f)G PRINCIPES DE BOTANIQUE.
formé par l'épanouissement des filtres disposées en forme d’é-ventail , lorsque ccs flores viendront à s’alonger , comme cetalongement a lieu par la base , les extrémités des fibres ten-dront à s’écarter l’une de l'autre , et si le parenchyme inter-posé tie peut se prêter à cet accroissement, il se rompra , et lafeuille se trouvera divisée en plusieurs lanières disposéescomme seroient les côtes d’un éventail qu’on auroiL tiop ou-vert. C’est ce qui arrive dans le latanier(pl. 5 , f. 17). 8i aucontraire les nervures sont réunies en un faisceau longitudinalqui émet de côté et d’autre des nervures parallèles commedans le cocotier, la feuille commencera par être entière; peu-à-peu l’alongeinent du faisceau longitudinal divisera cette feuilleentière en lambeaux disposés d’un et d’autre côté comme lesbarbes des plumes des oiseaux (pl. 5 , f. 5 i). Cette manièrede concevoir les divisions des feuilles des palmiers , expliquecomment leurs fragmens sont souvent inégaux , et portent surleurs bords des filets desséchés.
2°. Dans les feuilles à nervure rameuse , les causes des dé-coupures seront plus fréquentes; en effet, ces feuilles sont dé-coupées en leur contour toutes les fois que les nervures d’unordre quelconque se développent plus que les nervures des autresordres, ou bien quand le parenchyme , trop peu développé , nepeut pas combler l’intervalle causé par l’écartement des ner-vures ; la première de ces deux causes produit des découpuresplus constantes, parce que l’accroissement des nervures, c’esl-à dire des vaisseaux , est sujet à moins de variations que celuidu parenchyme, c’est-à-dire du tissu cellulaire. La secondeest, au contraire, subordonnée aux circonstances dans lesquellesse trouve le végétal : ainsi il n’est pas rare de voir des plantesde cet ordre dont les feuilles sont presque entières lorsqu’ellescroissent dans un sol fertile, et qui sont découpées lorsqu’ellesnaissent dans un terrein stérile.
68. Les différentes découpures des feuilles ont été distinguéespar des noms particuliers que je vais rapporter, autant qu’ilsera possible , aux principes posés ci-dessus (67) ; ainsi on ditd’une feuille qu’elle est
* Echancrée (emarginata), lorsqu’élant munie d’une ner-vure longitudinale , ses nervures secondaires et leur paren-chyme se prolongent, soit au sommet , soit à la base de lafeuille, de manière à laisser à l’une des extrémités un petit
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