158 PRINCIPES DE BOTANIQUE,qui, par leur petitesse , échappent à tous nos moyens d’obser-vation.
174. La pluniule (plumula) est la partie de l’einbryon qui,dans la graine , est dirigée vers le centre , et qui, à sa sortie ,tend à monter, et constitue la tige de la nouvelle plante. C’estelle qui porte les cotylédons; elle ne prend le nom de tigequ’au-dessus de leur insertion dans les dicotylédones.
175. Les cotylédons ou les lobes (cotyledones , !obi)(pl. 11,f. 2, 3 ,4 ; 6, 10), sont les rudimens des premières feuilles dontla plante doit être pourvue au moment de sa naissance; tant qu’ilssont cachés sous les légumens ou dans la terre , ils sont étiolés;dés qu’ils sont exposés à l’air et à la lumière , ils grandissent,deviennent planes, foliacés , se colorent en verd , et prennentle nom de feuilles séminales ( folia seminalia) ( pl. 11, f. 8, 9).Dans un petit nombre de plantes , les cotylédons ne se changentpoint en feuilles séminales ; tels sont les haricots , les gesses, etc.(pl. 11 , f. 10). Lorsque les cotylédons sont épais et charnus aumoment de la germination , ils se vident graduellement, et leursubstance sert à la nourriture de la plante; lorsqu’ils sont fo-liacés , ils sont alors abondamment munis de pores corticaux ,et servent à la nutrition plutôt en absorbant de la nourrituredans l’air , qu’en fournissant leur propre substance; quoi qu’ilen soit, les cotylédons meurent toujours peu après la germi-nation.
176. Puisque la plantule est une plante en miniature , c’est-à-dire , réduite à ses organes les plus essentiels , il n’est pasétonnant que les caractères qu’elle présente aux Botanistessoient les plus constans et les plus propres à donner une idéedes rapports naturels des plantes; aussi le nombre des cotylé-dons a-t-il servi de premier indice pour distinguer les grandesclasses du règne végétal, dont l’anatomie a ensuite confirméla séparation (i 5 ). Les plantes dicotylédones (dicotylédones)(pl. 1 1 , f. 2, 3 , 4, 5 ,6 , (), 10) ont toutes , ainsi que leur noml’indique , deux cotylédons opposés. Ordinairement ces cotylé-dons sont simples; quelquefois ils sont découpés , et ce sont cesdécoupures qui, regardées comme des cotylédons distincts,avoient fait faussement admettre des plantes polycotylédones(polvcot yledones ).
Les monocotylédones (monocotvledones) (pl. n , f 1,8)n’ont, au contraire, qu’un seul cotylédon au moment de leur